This is my life...

Trentenaire, divorcé...Et maintenant? De l'humeur du jour à un coup de coeur musical artistique ou autre... Pour que je voie comment j'évolue... pour moi et les autres..

20 octobre 2009

1 demande d'ajout à une liste d'amis

Ma vie de geek passe tous les jours par un certain site au logo bleu frappé d'un f.

Comme tout un chacun (du moins chacun de ceux qui ont ajouté à leur vie sociale ce pmerveilleux outil) je scrute chaque jour, sans vraiment en attendre quoi que ce soit, l'onglet des demandes d'ajouts "d'amis", les guillemets se justifiant tant le terme peut sembler élastique avec certaines demandes.
Personnellement, je suis loin d'ajouter tout et n'importe qui (quoique...;-)).
Toutefois, je pressentais qu'un beau jour, la réalité et ce réseau virtuel ne manqueraient pas de se téléscoper. Je parle de ces demandes qui enchantent telles que celle de la copine de notre vieux copain. Celle-là même avec laquelle on a peu d'atomes crochus, dont les copines nous insupportent encore plus, celle grâce à qui on ne voit plus notre pote que quelquefois, en espérant qu'un verre de plus nous nous permettra de lui trouver du talent.
Alors forcément, quand on considère la somme d'absences d'intérêts communs qui nous rapproche, on est comme moi, un peu porté à hésiter à lui donner accès à ce petit pan de vie "online", aux échanges qui y figurent et même aux quelques photos affichées parce que si on ne lui raconte pas ses week-ends à cette fille, on n'a pas vraiment envie qu'elle aille se servir directement dans l'album pour en savoir plus.
Alors pourquoi l'ajouter finalement?
Pourquoi y penser en tout cas?
Parce que la prochaine fois si on n'a rien fait, on aura rendu plus évident le fait que "bon, ben ça marche pas trop entre nous" lors de la prochaine rencontre et que par rapport au bon pote, c'est un peu délicat.
On se surprend bien sûr à espérer qu'un jour prochain le statut de notre pote sera modifié et qu'on pourra aussitôt en geste de solidarité fermer les écoutilles de cet espace et balancer la donzelle aux oubliettes.
On l'espère là comme on l'espère ailleurs, discrètement, dans un coin de son esprit qu'on voudrait plus petit.
Et en attendant, on regarde la demande d'ajout en haut de la page, on soupire un bon coup et on se demande ce qu'on va faire et si de toute façon on a vraiment le choix...

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26 avril 2009

allons plus en avant...

quand j'étais petit, j'avais un robot télécommandé qui avançait et tournait la tête en (me) disant cette phrase.

Je pourrais continuer à noircir des pages à parler de la nausée qui réveille la nuit, qui mobilise la quasi-totalité de la conscience, à attendre assis dans la salle de bains "que ça passe" ou que ça se calme, de l'attente de ce matin où en ouvrant les yeux et en sondant mon corps, je ne ressens rien de particulier si ce n'est l'envie d'une tasse de thé vert.

Je pourrais parler de cette demi-grimace qui, je le devine, crispe mon visage toute la journée et de mes abdos qui se tétanisent pour lutter je ne sais pas vraiment contre quoi, ce ne je sais quoi qui me rend la position assise (vautré devrais-je dire) comme allongé,  difficilement supportable au point que j'arpente les pièces, en recherchant un peu de détente, au sens strictement physiologique, tandis que j'économise mes mots (mmrh est un bon exemple de mon discours minimaliste), tout entier concentré sur la lutte contre le grand chambardement intérieur qui brûle mon énergie des jours durant.
Il y a aussi mon nouveau pote de son petit nom Zophren (mais plus pour longtemps, je sens qu'on va se dire tchao  bientôt pas fâchés pour autant, mais satisfaits de mettre un peu de distance entre nous) qui me donne rendez-vous toutes les douze heures et que je ne suis pas fâché de voir se pointer quand il me réconforte quelques temps, (minutes, heures) comme s'il me passait le bras sur l'épaule.
Je pourrais parler de ma nouvelle passion pour le chewing-gum, un art que je pratique au long de la journée, qui masque sous des torrents de menthe verte ce goût métallique et cette acidité qui ne quittent pas sinon. Manger ou mâchonner, en planifiant le repas comme si je présentais le menu à mon estomac devenu critique gastronomique.
J'y pense mais je ne le fais parce que j'ai l'impression de me répéter, pris dans ce cycle qui touche à sa fin. Et comme pour avaler les derniers kilomètres d'un marathon, je me concentre sur mes gestes plutôt que sur mes sensations.
Je vais faire ceci, je vais faire cela.
Parce que même changer mes draps est un truc qui me casse pour la journée...
Et le tout sans musique pour éviter d'incommoder mon estomac qui décidément n'en fait qu'à sa tête..
Pffff

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12 mars 2009

1 mm

J'ai finalement réglé le sabot de la tondeuse sur 1 mm avant de me raser la tête. Ce n'est jamais qu'1 mm de moins qu'il y a quelques temps et pour les gens qui ont des cheveux euh... de plusieurs centimètres, ça semble ne pas faire de différence et c'est sans doute le cas.

Il a bien fallu se rendre à l'évidence, les 2 mm manquaient sérieusement de densité, alors les réduire à 1 était la seule chose à faire (sauf à se moquer éperdument du côté rizière que prenait mon crâne, ce qui est une option tout aussi valable). Il y avait sans doute aussi un pallier psychologique supplémentaire à franchir pour moi. 
J'ai dû aussi renoncer - momentanément- à ma barbe percée de plaques de peau nue.
Encore un truc que j'ai eu du mal à faire.
Ce que je dis doit sembler totalement débile à ceux qui n'ont pas été forcés de le faire.
Comme je l'ai déjà dit, raccourcir ma coupe au plus près de mon crâne n'a jamais été vraiment un problème pour moi, dans la limite de quelques millimètres cependant et j'avais quand j'étais à la fac un coiffeur qui devait sans doute penser que j'étais dans l'armée mais que je refusais de passer sous la tondeuse  réglementaire, vu que c'est le seul qui semblait comprendre le sens de l'expression "très court" (au point certes de me couper un bout d'oreille un jour, mais bon, ce sont les risques du métier et c'était risible de voir son regard déconfit tandis que le sang perlait goutte à goutte sur mon joli peignoir lavande).
La tentation de la tondeuse existait donc depuis quelques années, tout comme d'ailleurs - et ça me semble assez mystérieux aujourd'hui- la tentation de me faire teindre en gris comme cela une tendance l'exigeait au début des années 90.
Sans doute une revanche à prendre sur les coupes "brosses allongées" (pas façon desireless, quelque chose de plus "brushé", Duran Duran en plus court) que j'ai eu du mal à supporter adolescent, même sculptées à coup de gel "discostar".

Dire que dans quelques temps, ça me saoulera que tout repousse si vite...

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05 mars 2009

vous en reprendrez bien un peu?

Après mûre réflexion (j'ai pas mal de temps à moi pour mener à bien des cheminements intellectuels de la plus haute importance et il me semble d'ailleurs que j'en abuse insufisamment), je pense qu'avaler un repas au cours d'une séance de traitement, c'est un peu comme manger une choucroute pendant un marathon.
On peut sans doute le faire, mais ce n'est pas le meilleur moyen d'en profiter pleinement...

C'est vrai d'un autre côté que ce n'est pas comme si j'avais une envie démentielle de prendre le chemin de la clinique lorsqu'il le le faut. On se prend à s'habituer aux reports de séance, qui sont moins dus à ma mauvaise volonté, qu'à celle de mes globlules blancs, lesquels gueulent de plus en plus haut et fort leur désapprobation sur ce qu'on leur met sur la gueule, en se faisant la malle.
J'avoue que ce sont des complices sympathiques qui m'ont permis de passer une semaine de plus au chaud et avec de l'appétit.
C'est idiot mais ne se rend pas bien compte que c'est bien l'appétit, sauf quand on le perd pendant un temps certain. Le ballonnement du lendemain de cuite n'a qu'un temps et le soir tout est souvent rentré dans l'ordre, d'une façon ou d'une autre. Mais quand ça se poursuit sur plusieurs jours, on se retrouve à composer avec son propre estomac comme un gamin de cinq ans capricieux:
- bon alors on va faire du jambon aujourd'hui.
- nan, j'en veux pas, j'ai pas envie!
- mais jusqu'ici ça ce plaisait bien le jambon, non?
- oui mais là j'en veux plus!
C'est vrai que sinon je m'ennuierais si je pouvais me baser sur mon expérience de quelques semaines pour me rabattre avec certitude sur ceci ou cela.
En fait non, ce qui m'allait ne me va plus alors pour tout dire, c'est assez chiant, pour moi en particulier.
C'est dingue de voir comment des petits trucs comme ça peuvent arriver à pourrir le quotidien et à se dire "plus jamais ça".

En fait, c'est vraiment comme un marathon. Avant on, se dit "ouais, tranquillou, ça va le faire, j'ai un putain de mental et une condition physique pour aider (là je me vante un peu mais bon, je peux après tout). Et puis au bout d'un moment, ben, il faut se rendre à l'évidence, c'est quand même loin d'être une ballade de santé (je laisse méditer sur la qualité de ce jeu de mots...C'est bon? Alors je poursuis). Mais bon, une fois qu'on est parti, on se dit que ce serait un peu con de s'arrêter avant d'avoir vu la fin (je ne suis pas si on me montrera l'Arc de Triomphe quand j'aurai fini mais ça ferait une similitude de plus).
En fait on profite plus du tout du truc, on se dit juste, il faut tenir jusqu'à la fin, parce qu'on l'a décidé.

Ouais, quelque chose dans ce genre-là.

Posté par IamNoOne à 14:54 - fines tranches de vie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 février 2009

heart of darkness

Je joue mon colonel Kurtz en me passant la main dans les cheveux sur le crâne, c'est marrant, on dirait que ça commence à repartir, un peu comme un gazon crâmé certes mais ça repart. C'est bête, si j'avais un meilleur appareil photo et l'appareil (photo) adéquat, je ferais une photo très "brando", les kilos en moins.
C'est vrai aussi que le souvenir "physique" auquel je faisais récemment allusion s'est dissipé finalement depuis quelques jours.
La bonne nouvelle, c'est d'ici la fin de la semaine, c'est reparti (sauf si mes globules blancs ne jouent pas le jeu bien évidemment). Tout cela pour franchir la moitié...

La moitié de ce temps qui s'écoule et que je vois souvent défiler sans réussir à en sortir grand chose d'autre que me remettre tout simplement et me changer les idées.
Les idées sombres qui s'atténuent avec le temps. Je m'habitue (pas trop j'éspère).
C'est vrai que cette période me stresse. J'aimerais d'une certaine façon en sortir différent.
Guéri certainement. Mais bon, le problème n'est pas vraiment là.
Avec un regard différent sur les choses, je l'espère, avec une plus grande capacité à relativiser, sans pour autant me raccrocher à cet épisode qui s'inscrira rapidement dans le temps. Différent comme d'autres évenements plus si récents m'ont changés...
Oui, ça serait bien.
Mais, est-ce que le retour du stress, qui si je me souviens de ce que je viens d'écrire, ne m'a pas vraiment quitté, ne mettra pas un terme à ce genre de bonne résolution, tout comme on oublie les résolutions qu'un réveillon tardif et alcoolisé nous amène à faire...
Qui sait...
Wait and see ;)

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06 février 2009

autoreverse...

Là, c'est la phase 2 du cycle (C'est idiot de lui donner un numéro, ça donne un côté officiel et protocolaire - et pourtant j'ai ma dose de protocole pour l'instant- d'autant que vu que l'idée vient de moi, je pourrais tout aussi bien l'appeler, la phase beta ou la phase fiesta).
Celle où les effets secondaires sont à peu près dissipés, où je peux penser à autre chose qu'à "faire avec", à part la fatigue latente et ma tension basse et vice-versa, où je retrouve l'appétit et où je m'empresse de profiter. Je mange (et manger avec appétit c'est encore mieux), je bois (pas que de l'eau en tout cas) et je fume (avec délectation), je sors même raisonnablement, je revois des gens, même si ça me fatigue un peu.
Pourtant, la phase 1 est très présente en moi.
Il me suffit d'y penser.
Je vois le bouton de l'ascenseur, ma besace avec mon barda bouquin/ipod, le sixième étage, le long couloir blanc, le bureau d'accueil, le box de ma journée avec son lit couleur saumon du meilleur goût, le repas moyen et la potence à perfusion. Il me suffit d'y penser pour avoir à nouveau cet arrière goût désagréable dans la bouche et entrevoir le fantôme de la nausée. Je n'arrive plus vraiment à ne pas y penser.
Bien sûr dans quelques longues semaines, tout ceci sera fini, alors je devrais simplement profiter des bons jours pour affronter les mauvais. Ensuite, les bons jours se succèderont suffisamment pour effacer ce souvenir sensoriel.
Finalement tout cela est très protocolaire. Une phase down et une phase up et on recommence, presque comme si de rien n'était.
C'est très simple en fait...

Posté par IamNoOne à 17:06 - fines tranches de vie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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05 février 2009

battery low...

Hier j'ai fait une trentaine de minutes de muscu,
En écoutant de la musique qui ne tape pas trop (et en essayant de me souvenir comment mettre une liste de lecture en mode aléatoire sur mon premier ipod et si même on pouvait le faire).

Ca m'a séché autant qu'une séance d'une heure trente comme j'en faisais il y a deux mois. Pourtant sur le moment, les sensations étaient là, la satisfaction de contrôler mon corps dans la réalisation de l'exercice, la sensation d'effort, et la petite giclée d'endorphine pour couronner le tout. Tout comme d'habitude en fait, ce qui était le but.
Sur une période plus réduite bien sûr. J
'essaie pourtant de m'abstenir d'effectuer ce type de comparatif (et on voit bien dans ce message comme j'y parviens d'ailleurs!) qui pourrait s'avérer passablement plombant, surtout si je me laisse aller à penser au temps où je passais 7 ou 8 heures par semaine à faire du sport.
Pourtant ce serait totalement idiot. Autres temps, autres moeurs, en quelque sorte, surtout qu'à l'époque, je fuyais ouvertement le stress d'une période difficile.
Là, je fais ce que je peux, en essayant de ne pas abandonner, tout simplemet, de ne pas céder à la facilité du combiné canapé/ portable/ tv.
Pour me dire que je peux y arriver, que je peux prendre sur moi, malgré la fatigue générale, dompter mon corps qui me trahit ce petit enfoiré. Pendant ce temps là, tout est comme d'habitude (sauf si je regarde les poids....... Non, on a dit pas de comparatif). Je suis à mon max du moment. Et comme tout moment qui se respecte, il n'aura qu'un temps.

Mais pour l'instant il me faut choisir. C'est sport ou courses,, ou sortie le soir parce que sinon je vais revenir avec l'impression d'avoir couru un marathon et des cernes à faire pâlir d'envie un clubber en fin de week-end (et je sais de quoi je parle ;)).
C'est composer avec mon état de forme sur tout au quotidien, en rejetant la pulsion de colère qui monte des fois et qui fait dire "putain pourquoi j'y arrive pas?"
C'est pas grave, c'est comme le reste.
Ca s'apprend ;)

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04 février 2009

couch confession

En direct vrai de mon canapé...(avec mon fidèle macbook pro sur les genoux)
Un espace important de mon quotidien.
Il m'a fallu six jours depuis ma dernière séance (mais attention pas celle où le rideau tombe sur l'écran à la fin) pour me sentir à nouveau bien, avec la tension si ce n'est pas dans les chaussettes, du moins pas plus haut que le genou. Forcément, ça limite mon activité.
Ha si j'ai fait du sport hier... Dix minutes environ. Faut se ménager...Pourtant j'avais ressorti des vieux tracks d'Inxs pour me mettre un coup de jeune. A croire que les vieux standards ne fonctionnent plus forcément.pfff...
Mais bon, à mi-chemin du traitement, il faut savoir se ménager pour la suite, surtout qu'il semblerait que je doive récupérer de moins en moins vite, ce qui est à coup sûr une perspective réjouissante (pourtant c'est pas le temps passé à laisser des messages sur mon blog qui m'a épuisé...)

Mes cheveux semblent avoir décidé temporairement d'arrêter de se faire la malle (tout en ménageant considérablement leurs efforts pour revenir en force ceci-dit), ce qui n'est pas forcément le cas de petites plaques de barbe qui refusent obstinément de repousser (note pour plus tard, éviter de céder à la tentation de la démangeaison, pour éviter ce genre de désagrément esthétique).

En revanche, j'ai retrouvé l'appétit, parce que manger c'est pas mal, mais le faire sans avoir l'impression d'avoir fait abusé du whisky coca, sans en tirer les effets euphorisants, c'est assez pénible, surtout pendant presque six jours (et deux ou trois nuits de tangage).
Ce dont on se rend compte, c'est que le personnel soignant se fout à peu près complètement de ce genre de désagrément, qui certes fait partie du truc et que j'ai sans doute la malchance de trop bien supporter tout çà pour avoir droit à une considération complémentaire (ou un truc pour éviter 'd'avoir deux  de tension et le mal de mer en même temps...
le traitement doit se faire (euh, oui, jusque-là, j'approuve,) point barre.

Par moments, c'est assez énervant, et on se dit que si je n'avais pas la chance être bien entouré, ce serait surtout désespérant...
Ca, plus une intolérance temporaire à tout ce qui comporte trop de bpm (effet secondaire intéressant, ça fait passer d'une balade côtière au vendée globe). Du coup, c'est retour aux mélodies sussurées de goldfrapp et d'Au revoir Simone.
Mais comme je sens que cette période bénie se termine pour quelques jours, je vais pouvoir passer à la phase deux : profiter à fond (tout étant relatif) avant de replonger une nouvelle fois...
Allez plus que quatre ;)

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31 décembre 2008

et comme disait Cousteau...

Non, pas le commandant au bonnet rouge dont les odyssées sous-marines ont pourtant peuplé mes jeunes années de rêves de palmes (au pied ou sur les arbres), de tubas et de cages en métal pour observer les requins avec également cette photo qui a marqué mon imaginaire du dos de ce type qui avait apparemment été mâchonné avant d'être jugé gustativement peu satisfaisant.
Bref, comme chaque année à la même date, c'est le dernier jour de l'année.
Ce blog contient sur d'autres pages les témoignages de mes angoisses liées à ce jour... Pourtant cet année, bien que le ciel soit d'un gris pesant et que le vent d'autan ait décidé que deux jours d'abstinence, c'était bien suffisant, je me trouve moins désabusé qu'à l'ordinaire.
Peut-être aussi que le fait de ne pas avoir pu voir plus loin que le bout de ma poche de perf ces derniers temps y est pour quelque chose. Pendant plusieurs jours, j'envisageais presque sereinement la perspective de recevoir ma dose bimensuelle hier ou aujourd'hui et donc d'être patraque pour le 31 sans pour autant avoir abusé des bonnes choses sans la modération que la publicité recommande ,sans certainement avoir consommé 5 fruits et légumes dans la journée, ce que la morale réprouve qui plus est en ayant fumé en présence de public, ce qui tue rend impuissant et passible d'une amende.
Tout ceci en contrepartie d'un Noël "normal" à l'exception du port du bonnet -pas forcément rouge gansé de blanc - auquel je me suis habitué.
Je n'ai donc pas eu l'occasion, ni l'envie de me projeter dans la perspective de cette soirée fatidique et dans l'absence de plans formidables. Je me suis consolé en pensant que la maladie allait sans doute me donner le rôle de trouble-fête et me tenir à l'écart des projets.
C'est sans doute donner trop peu d'importance au déperissement de la vie sociale du trentenaire sans enfants, éloigné de ses congénères à marmaille et de ses camarades plus jeunes et plus résistants à l'alcool et aux veillées répétées. Soit, mais passons.

Pas de souvenirs mémorablement alcoolisés en perspective par conséquent, d'after improbables mais bourrés d'électro dont le sourire franc mais éméché peut tenir à l'écart (message personnel: d'ailleurs gros naze, c'est fermé maintenant, tu fais moins le fier hein? fin de l'apparté).

Tant pis, ce sera pour une autre fois ;)


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30 décembre 2008

barbade...

P1000741

Pratiquement aussi précis qu'un métronome, ma barbe et mes cheveux ont commencé à se faire la malle le 22ème jour du traitement.
C'est ballot, je me croyais malin, je pensais que je pouvais défier les statistiques, qu'une coupe à 3mm devait suffire. J'en avais profité pour laisser pousser ma barbe et la tailler à la même longueur, un peu pour prendre ma revanche sur ce temps pas si lointain où je manquais de matière - et donc de poils- pour dessiner le bouc de rigueur (rétrospectivement, je ne regrette pas vraiment d'ailleurs). Mais là, ma barbe était - pour une fois beaucoup plus - satisfaisante.
Jusqu'à ce matin où à la mousse de rasage se sont mêlés quelques poils noirs, trop nombreux pour être innocents. Je me retrouvé tout con à regarder dans le creux de ma main, à me regarder dans le miroir, àA voir les traces plus claires sur mon crâne, à me gratter le menton du bout de l'ongle et constater que se raser avec le plat de la main devenait presque concevable...
Etre prévenu est une chose. Mais ça ne suffit pas se préparer tout à fait. Devant le fait accompli, je me suis senti - aussi idiot que cela puisse paraître- trahi par mon corps. Dans quelques temps, quand tout ceci sera fini, quand tout aura repoussé puisque ce n'est qu'une question de temps, je rigolerai sans doute a posteriori de ces impressions.
Mais là, à voir mon menton ressembler chaque jour un peu plus à celui d'un adolescent en pleine puberté, je suis assez loin du look baroudeur que je pensais m'offrir pour compenser ces quelques semaine d'inconfort!
Pourtant je diffère le coup de rasoir attendant que peut-être la prochaine séance règle le problème d'elle-même et que je me réveille un autre matin sur un oreiller barbu.
Ben oui, après tout, je ne vais abandonner comme ça ;)

Posté par IamNoOne à 15:37 - fines tranches de vie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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