19 août 2008
1, 2, 1, 2 give it up give it up...
C'est dommage tout de même...
Passer pratiquement toute sa semaine de vacances avec en léger arrière plan la perspective de la signature d'un dossier chiant le jour de la reprise et l'appréhension que ça marche ou pas.
On commence par se dire que vu l'état de fatigue avant les vacances, on va attendre la rentrée pour le préparer dans un état d'esprit plus dispos.
Puis on emmène le dossier avec soi en vacances, histoire d'avoir le temps de se plonger dessus, mais on le laisse finalement et comme c'était hautement prévisible, sur la banquette arrière toute la semaine.
Ensuite on profite de ses dernières heures théoriques de vacances pour venir dans le calme se consacrer intensément à la préparation du dossier.
Sur le papier, tout est aussi parfait que la préparation d'un coureur chinois de 110 mètres haies avant sa série...
La différence, c'est que, pour moi, la course est reportée d'un mois, vu que le client finalement a appelé pour dire qu'il ne pouvait pas venir...
De là à en tirer des conséquences sur l'inutilité de nourrir un certain stress quand ce n'est pas indispensable, il n'y a qu'un pas...
Je tâcherai de le méditer...
18 août 2008
go on, go on, let's walk away...
Away, je l'étais...
Mais pas si loin en fait... A quelques mètres seulement quelquefois, dans le canapé à regarder les yeux écarquillés, le sport à la télé, là-bas, loin, là où il faudrait vraiment se lever tôt pour tout voir.
Parce que je pourrais presque tout voir.
Je ne me lasse pas de regarder les jeux, ces disciplines qui n'apparaîssent qu'une fois tous les quatre ans, avoir le souffle court pendant cinq minutes, tentant d'insuffler de là où je suis, la force de tirer plus fort sur ce kimono, regardant les battements de pied dans l'eau, hypnotisé par l'hystérie qui gagne les commentateurs.
Sentant par moments l'envie renaître au creux de mes tripes, de reprendre l'entraînement, de renouer avec le travail et avec l'injection d'endorphine. Oui, l'envie a ressurgi.
Comme on me l'a dit récemment, c'est dur de regarder le sport.
Les jeux sont une vieille histoire pour moi aussi, l'été, dans la fraîcheur calfeutrée des maisons de mes grands-parents, ou le matin tôt depuis chez moi, mais assez fidèle tous les quatre ans.
Et à chaque fois l'envie de se remettre plus sérieusement au sport.
Finalement, cela tombait bien cette année que je ne parte pas pour cette semaine de congés. Cela tombait bien qu'il fasse un temps plus que mitigé toute la semaine.
Je n'avais aucune mauvaise conscience à rester affalé l'après-midi à récupérer de ces mois de boulot et de stress, avant d'aller me jeter dans l'eau froide de la piscine, vaguement culpabilisé par la brièveté de mes séances...
Pas de sortie. Pas de contacts non plus d'ailleurs.
Du bon air tous les matins à tenter de pousser cette foutue petite balle blanche dans la bonne direction. Des courbatures, de la pluie, de la frustration, de l'énervement, l'envie de balancer mes clubs dans la flotte à la suite de la balle lorsqu'elle fait un trajet qui défie tellement l'entendement que ça en devient mystérieux.
Mais le vide qui se fait malgré tout dans la tête, à marcher dans l'herbe à essayer de se concentrer sur ce geste pas vraiment naturel, à chercher à comprendre pourquoi je ne peux décidément pas atterir là c'est prévu à cet effet mais plutôt à 15m sur la droite là où c'est de préférence presque inaccessible. Un genre de snobisme que je me garde de revendiquer...
Le vide qui se fait donc malgré tout,
Avec malgré tout les souvenirs qui reviennent,
Par vagues pour ensuite se retirer, laissant une impression bizarre et amère.
Pourquoi quand on essaie de profiter d'une nouvelle vie, l'esprit nous renvoie-t'il à la vie d'avant, de préférence dans ce qu'elle avait de bon, alors même que, sans toujours chercher à oublier, on ne cherche pas à se laisser aller à la mélancolie.
Pourquoi alors qu'on pourrait être tout simplement bien, on se retrouve le ventre vaguement noué avec ce souvenir que, bien sûr, tout ce qu'on a envoyé promener n'était pas toujours noir. Mais c'est certain, pour moi, le noir se dissipe plus vite que le reste.
Il n'est pas question de revenir en arrière pour autant bien sûr. Ce qui était ne pourrait plus être. Ce n'est que cette sensation que toutes ces choses valaient la peine d'être vécues.
Et ce, bien qu'elle ait tenté de me persuader du contraire...
Et bien qu'elles s'accompagnent toujours de ce pincement au coeur.
08 août 2008
can't get you outta my head...
Comment le pourrais-je?
Ceci dit, dans le domaine du travail également, il est curieux qu'au-delà de certaines limites, les choses ne sont plus ressenties de la même façon...
Ainsi en est-il de mon stagiaire, qui en ce début de quinzaine olympique bat chaque jour de nouveaux records. J'ai ma Laure Manaudou en costume cravate. On en vient à établir des documents pour monsieur dupont en reprenant des éléments qui concernent monsieur durand. J'ai la pénible impression que plus on avance, plus on se rapproche du point de départ. Niveau concentration et réflexion, on est au top.
Alors Monsieur dupont, forcément, il a du mal à comprendre.
Et je ne sais comment, je me retrouve à énoncer d'un ton calme et posé au stagiaire en question qu'il s'est basé sur un mauvais élément. Et lui de prendre un ton surpris, mais pas étonné, ni désolé ni que dalle.
C'est curieux mais il y a quelques temps, cela aurait déclenché une petite étincelle dans mon cerveau aboutissant à une réaction en chaîne nettement plus bruyante.
Mais le circuit semble coupé.
C'est peut-être parce que ce soir, je suis en vacances.
C'est sûrement parce que finalement je n'en ai plus rien à foutre.
Vu que dans une quinzaine de jours, de toute façon, ça ne me concernera plus et ses erreurs ne viendront plus polluer mes journées. Et à partir de là ben s'il continue à battre des records, il le fera ailleurs.
Oui un peut tout cela...
Mais après? Après qui y aura-t'il?
07 août 2008
never want to come down, never...
want to put my feet back down on the ground... (reconnaisse qui pourra;)
Moi j'aimerais pourtant.
Me poser.
Un peu. Des vacances, tout çà... Encore deux jours... Deux petits jours, mais ils sont remplis comme jamais et je pense être encore loin du bouquet final que me réserve ma collaboration avec mon stagiaire (même si la barre est déjà très haute...). Je pourrais dire que je compte les heures des jours, mais ce n'est pas le cas, parce que le temps se révèle trop court pour cela.
Comment ça je ne poste pas?
Je m'insurge vigoureusement contre cette accusation. Il y a simplement un genre de phénomène d'auto-censure où des messages que j'ai commencé à écrire sont restés à l'état de projet. C'est l'éternel problème du message laissé en plan et qu'on reprend. La spontanéité n'y étant plus on corrigerait certaines choses, on les nuancerait au moins et... Le message reste aux oubliettes. Je n'aime pas cette impression d'auto-censure alors justement que je voulais dire les choses telles que je les ressentais. Alors pourquoi renoncer? Juste que des coups de gueule du moment restent des coups de gueule du moment. Peut-être aussi, même sûrement que ce sont des choses qui restent vivaces et auxquelles justement j'aimerais ne pas donner trop d'importance...
J'avais aussi écrit un superbe message mardi soir (on notera l'emploi du plus-que-parfait ainsi que l'autosatisfaction palpable de l'auteur), j'étais en verve (et je reprenais un peu un message abandonné). Quand soudain, que se passa-t'il? Où posai-je mes gros doigts par inadvertance?
Toujours est-il que je vois un sablier significatif ( de mauvaises nouvelles) commencer à tourner alors que je n'ai pas enregistré ni publié...
Les quelques secondes que je passe les mains levées au-dessus du clavier les yeux écarquillées, ma bouche formant un "noooooooooon" muet font que je n'ai pas le temps de tenter une sauvegarde désespérée (il s'en passe des choses dans ma vie...).
Et une nouvelle case vide et propre apparaît.
Par dépit, j'ai donc risqué la destruction massive de mes neurones à regarder l'émission la plus culturelle de l'été, parce que l'une des plus ennuyeuses, qui parle d'amour, d'alcool, de plages et de tentation (or comme chacun le sait, l'alcool entraîne des rapports non protégés, la production l'a assurément bien compris de même que lorsqu'on supprime l'alcool, il y a des larmes et des phrases déchirantes sur fond de musique d'ascenseur et de photos souvenirs, quand c'était le temps du bonheur...D'un autre côté quand il ne se passe rien et que même les tentateurs se barrent plutôt que d'écouter les plaintes d'une des candidates, il faut bien meubler, vu que le spectateur sera privé de séquences volées à travers une cloison ou au loin dans les vagues... Il faudra se contenter d'un massage d'une tentatrice en plein jour devant la caméra ce qui pour certaines semble autrement plus choquant que les séquences volées visées plus haut).
Argument fallatieux?
Alors, là...
05 août 2008
playlist électro techno août 2008
Il fait beau (quelquefois), chaud (souvent), voici l'heure de la playlist août, assez rythmée, assez techno, teintée d'electronica, avec quelques teintes ensoleillées.
Les extraits bientôt en ligne (ce soir si je suis pas trop crevé pour ça ;))
Ellen Allien - Out (Audion's out for infants mix) / bpitch control
Chic Miniature - Escandalo (original mix) / crosstown rebels
Mihalis Safras - Interafrica (original mix) / Trapez ltd
Kiko - Macho Girl (original mix) / From Jupioter
Lopazz - We are (Rex the Dog remix) / Get Physical Music
Coma - Green (original mix) / Firm
Chromeo - Bonafield Lovin (Jori Hulkkonen remix) / Dashgo
Pin me Down - Cryptic (phones materialisation mix) / Kitsune
Marc Romboy - Karambolage (original mix) / Systematic
Zoo Brazil - ten inch nails (original mix) / Gung ho!
31 juillet 2008
Patrick Bateman 2...
J'adore ces clients qui savent tout sur tout et surtout sur ma profession qui n'est pas la leur (je pense d'ailleurs qu'il y a dans toute profession, ce type de clients "sachants").
J'aodre cette jeune avocate au ton pointu qui se donne du maître au téléphone (premier signal d'alerte négatif) et qui n'est pas ma cliente mais qui épaule assurément adroitement sa belle-famille, qui ne me croit pas quand je lui dis que j'ai fait mon boulot et qui téléphone elle même au Confrère pour s'en assurer (geste qui me donne généralement une ouverture d'esprit proche de celle de la palourde titillée sur son rocher).
J'adore quand elle me rappelle ensuite pour "m'avertir" qu'il manque encore des pièces pour son dossier qui se signe dans plus d'un mois.
Ca pourrait donner "mais est-ce que cela ne risque pas de retarder la signature" (je ne sais pas mais je m'inquiète et m'informe)
Mais non ça donne "je suis surprise de ne pas avoir été avertie que telle formalité était en cours dans ce dossier et des risques" (sous-entendu vous nous avez caché des choses, preuve qu'elle ne connaît absolument rien à ce dont elle parle, le tout pour une formalité si tristement banale que je me suis permis de rire discrètement sans prendre le ton gêné -d'être pris sur le fait dans ma tentative de fraude- ou penaud -de celui à qui le client apprend son boulot- qu'elle attendait assurément).
Bien sûr, il m'a fallu contenir cette envie croissante de lui demander de me confirmer sa profession et d'en conclure qu'il était normal qu'elle ne maîtrise pas totalement les rouages fussent-ils grossiers de la mienne...
30 juillet 2008
tel un château de cartes...
Le premier dommage collatéral n'a pas vraiment tardé.
Enfin collatéral.
Et ce avant même le dernier feu de camp, celui où on se demande si on repartira ensemble ou séparément (eeuuuh, non, là je m'égare)
Les congés que je projetais pour la fin septembre viennent d'être balayés d'un geste inquiet par mon boss qui craint bien sûr qu'en mon absence, le monde ne s'effondre. Enfin plus sûrement que la mécanique se grippe ne serait-ce qu'un temps soit peu.
Bye bye soleil de fin d'été, re bye bye Marrakech.
Il est des destinations comme cela où, on ne sait pourquoi, on ne parviendra finalement jamais à se rendre. Ce sera donc -encore- pour une autre fois. Ceci dit c'est peut-être un signe et il est sans doute temps de se projeter ailleurs pour rompre le sortilège que mon stagiaire sur le départ m'a manifestement - le vil coquin- lancé.
Me voilà coincé par l'arrivée ô combien aléatoire d'un(e) remplaçant(e).
Bon, j'ai réussi malgré tout à faire admettre de ne pas pousser l'aléa au delà de la fin octobre (parce que sinon, au moi de mai prochain, je peux encore attendre alors bon, je suis patient mais il ne faut pas non plus pousser mémé dans la cuve d'acide chlorydrique), alors même que cela renvoie à une destination plus lointaine.
Le fourbe, si il faut, il l'avait prévu :p
29 juillet 2008
c'est un beau roman, c'est une belle histoire...
Qui s'arrête...
Comme ça d'un coup.
Certes, on s'habitue à ces silences, au ton qui monte quelquefois, aux regards par en dessous.
La confiance n'est plus là et on se contente de se supporter au jour le jour. Parce que c'est comme ça.
Finie la complicité des cavalcades le nez au vent, le sourire aux lèvres.
Voilà, la nouvelle tombe, mon stagiaire ira stager ailleurs à la fin du mois d'août (quoi, j'étais pas clair dans mes propos?). Et n'a même pas eu la délicatesse de venir me prévenir avant ou au moment d'aller voir le boss.
Un détail de plus à ajouter à son dossier déjà lourd.
"Afin que vous soyiez également informé"
Tu m'étonnes mon gars, t'as pas posé de congés pour cet été, et moi des stagiaires qui ne posent pas de congés à la fin de la première année, je connais pas, alors comment dire...J'avais de vagues soupçons, voire de folles espérances, mais je me gardais bien d'y croire trop, pour éviter les désillusions.
Il se pointe donc après avoir fait son coming out à ses petits camarades pendant le déjeuner, espérant sans doute faire de moi le dernier informé (gniark). Etonnant de bout en bout, mais pas de bol.
Déjà je me sentais plus détendu ces derniers temps à cette perspective, pas totalement réjouissante certes de deux bras en moins. Là mon coeur bat chavire et chancelle.
Des prises de tête il y en aura encore, mais elles seront autres.
Je le vois déjà s'éloignant dans le soleil couchant...
I'm a poor lonesome stagiaire...
24 juillet 2008
même syndrôme...
J'avais ce grand gaillard en face de moi dans mon bureau.
Plus grand que moi et avec vingt kilos de plus facile, un gaillard quoi, que j'ai déjà vu par le passé danser le kazatchok ou assimilé lors d'une fin de soirée.
Et il est là, les yeux baissés, à me vouvoyer et me parler de son dossier.
Le petit truc, c'est que c'est un collègue à elle... Ce n'est pas qu'on se connaissait tellement, mais je l'ai connu beaucoup plus volubile.
Au départ, je pensais que la conversation serait plus simple. Mais finalement j'ai renoncé à secouer la gêne. Je laisse courrir et je le vouvoie en le regardant bien en face.
Sans doute qu'il aurait préféré que le dossier ne tombe pas sur moi. Est-ce qu'il serait différent s'il était reçu dans le bureau voisin? Est-ce qu'il aurait m'aurait demandé comment j'allais?
Peut-être qu'en fait qu'il a peur que ce soit moi qui soit mal à l'aise en fait.
Mais je n'ai plus envie qu'on ait peur.
J'ai envie que les gens qui nous ont connus se comportent normalement. Pas comme si j'étais un dangereux criminel (quoique...) ni comme si j'étais trop fragile pour assumer mes souvenirs...
Et sans choisir de camp...
Aujourd'hui c'est lui, mais il y a tous les autres, encore et toujours. Ceux moins proches mais que mon nouveau statut a "dérangé". Moins politiquement correct d'être divorcé au milieu de couples mariés avec enfants, comme si je passais mon temps perdu dans la nuit et l'alcool, à naviguer de lit en lit. Et quand bien même...
Le problème n'est pas peut-être pas là.
Le problème est peut-être seulement qu'ils ont toujours été plus éloignés que je ne le croyais... Peut-être plutôt que des amis ou copains, c'étaient des connaissances.
23 juillet 2008
moving up slowly... In inertia creeps...
Moving up slowly...
Finalement le jour de se rendre à Carcassonne pour le concert de Massive Attack est arrivé.
Le site du théatre est vraiment un cadre exceptionnel où le son se révélera excellent, net sans excès de puissance.
Tandis que la nuit tombe sur les remparts, le groupe -finalement- rentre en scène sous une lumière violette.
Bon concert, pas très long certes, à peine 1h30 en tout et pour tout, mais l'essentiel est là.
Unfinished Sympathy et My Angel s'inscriront au rappel.
Inertia Creeps sera le plus beau moment du concert, avec une ambiance à son maximum, un final qui n'en finit pas, et un jeu de lumières étonnant et détonnant avec son défilé de bandes c"d'informations" colorées à tous les sens du terme.
La voix de la chanteuse de Teardrop se révelera un peu décevante, son allure de barbie déglinguée ne suffisant pas forcément au rôle...
3D est au top de sa forme. Il chante, mixe en chantant, mixe quand il ne chante pas, danse face à ses musiciens lorsqu'ils se lancent dans leurs récurrences paroxystiques, comme un gosse face à son groupe préféré qui en demanderait encore.
Nous aussi 3D, on en voudrait encore ;)
Vidéos à venir plus tard (ben ça y est elles sont là...), même si j'ai su briller par mon manque de discernement dans le choix de mes séquences....

