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Pratiquement aussi précis qu'un métronome, ma barbe et mes cheveux ont commencé à se faire la malle le 22ème jour du traitement.
C'est ballot, je me croyais malin, je pensais que je pouvais défier les statistiques, qu'une coupe à 3mm devait suffire. J'en avais profité pour laisser pousser ma barbe et la tailler à la même longueur, un peu pour prendre ma revanche sur ce temps pas si lointain où je manquais de matière - et donc de poils- pour dessiner le bouc de rigueur (rétrospectivement, je ne regrette pas vraiment d'ailleurs). Mais là, ma barbe était - pour une fois beaucoup plus - satisfaisante.
Jusqu'à ce matin où à la mousse de rasage se sont mêlés quelques poils noirs, trop nombreux pour être innocents. Je me retrouvé tout con à regarder dans le creux de ma main, à me regarder dans le miroir, àA voir les traces plus claires sur mon crâne, à me gratter le menton du bout de l'ongle et constater que se raser avec le plat de la main devenait presque concevable...
Etre prévenu est une chose. Mais ça ne suffit pas se préparer tout à fait. Devant le fait accompli, je me suis senti - aussi idiot que cela puisse paraître- trahi par mon corps. Dans quelques temps, quand tout ceci sera fini, quand tout aura repoussé puisque ce n'est qu'une question de temps, je rigolerai sans doute a posteriori de ces impressions.
Mais là, à voir mon menton ressembler chaque jour un peu plus à celui d'un adolescent en pleine puberté, je suis assez loin du look baroudeur que je pensais m'offrir pour compenser ces quelques semaine d'inconfort!
Pourtant je diffère le coup de rasoir attendant que peut-être la prochaine séance règle le problème d'elle-même et que je me réveille un autre matin sur un oreiller barbu.
Ben oui, après tout, je ne vais abandonner comme ça ;)