This is my life...

Trentenaire, divorcé...Et maintenant? De l'humeur du jour à un coup de coeur musical artistique ou autre... Pour que je voie comment j'évolue... pour moi et les autres..

31 octobre 2008

my breakfast is rich...

C'est dommage, mais je n'ai pas l'impression que beaucoup d'émissions ou de reportages à la télé aient mis le doigt sur ce problème.
Pourtant il semble plutôt gagner en importance, c'est évident.
C'est celui du petit déjeuner à l'hôtel.
Oui ce moment de réconfort pour démarrer la journée qui bien souvent s'avère une succession d'événements malencontreux qui devraient attirer la compassion de Julien COurbet.
Il y a d'abord la vaste blague de la plage horaire prévue à cet effet. Malheur à celui qui compte profiter de quelques minutes supplémentaires de sommeil, la dernière demi-heure semble clairement destinée à le lui faire payer et les plateaux vides sont là pour le lui rappeler, il fallait arriver plus tôt (ou accepter de voir sociabiliser dès le matin avec la/le préposé(e) et tenter de négocier pour l'obscur objet du désir qui fait défaut puisse revenir des cuisines, ce qui peut s'avérer quelque peu hardu mais fera en tout cas ressentir tout le poids de la culpabilité nécessaire)
Il y a le jus de fruits. Relisez bien, le jus-de-fruits. Cet ingrédient qui faisait la supériorité du petit-déjeuner pris ailleurs que chez soi il y a quelques années encore. Le premier pas vers le 5 fruits et légumes par jour. Pas d'illusions, il n'y aura pas de pulpe dans le verre et le mot frais est à proscrire. C'est un banal jus d'orange industriel, même pas celui qu'on s'achèterait pour soi!
Et puis le petit déjeuner à l'hôtel, c'est l'occasion de faire provision de calories, alors il y a le jambon. Le jambon. Oui, ce truc vaguement rose et triste découpé en quatre, c'est la force protéinée du petit déjeuner, qui semble venir d'un bloc d'épaule, celui du bas du rayon du supermarché...
Alors oui, quelquefois il y aura les oeufs brouillés... Quand ce ne sont pas juste quelques oeufs durs dans une assiette...
Et le café qui cuit sur son réchaud? C'est pas délicieux? C'est pas american way of life? Si un peu, mais il n'est pas servi à table par une matrone à petit tablier et chewing gum (qui ne manquerait pas de rappeler que le service n'est pas compris d'ailleurs).
Mais et la viennoiserie me direz-vous? Après tout ici c'est plutôt croissan pain-beurre que saucisse omelette. Ben s'il en reste, et qu'il est moelleux à souhait, on pourra dire qu'on est assez verni...
Mais le tout à volonté bien entendu, pourvu qu'on ait une volonté pas trop démesurée cependant...
Tout ça, bien sûr, pour le prix d'un déjeuner au restaurant...
Ca fait rêver non?

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30 octobre 2008

il est minuit Dr Ross...

En fait il était un peu plus tôt que cela.
Mais après tout, pourquoi se contenter de regarder Grey's anatomy, alors qu'on peut s'offrir un vrai passage aux urgences? Hein? Pourquoi?

C'est vrai que ce serait dommage de se priver, d'autant que la réalité vaut pratiquement la fiction.
Je passerai rapidement sur les circonstances qui m'y ont amené qui se limitent à une maladresse regrettable dans la manipulation d'objets en verre...

C'est vrai que c'aurait été dommage, de ne pas pouvoir brandir ma main sanguinolante en guise d'explications de mon arrivée dans le service (main sanguinolante qui ne suscite pas plus d'inquiétude que cela chez mon interlocutrice ce qui a un effet relativement apaisant finalement).
C'est aussi l'occasion de se faire un peu moquer sur la banc de la salle d'attente "ha vous aussi? Mon mari c'est pareil.".
Effectivement, une fois à l'intérieur, le type que je croise me gratifie d'un large sourire avec sa main bandée.
Il paraît que c'est la série ce soir. Le type dans le box d'à côté semble le prouver, sauf qu'il a des difficultés à admettre qu'il vaudrait mieux qu'il s'abstienne de mettre les mains dans un moteur pendant quelques jours, même s'il "fait attention et ne salit pas la plaie".
Il y a aussi le type qui téléphone parce qu'il a mal et qu'il voudrait passer pour qu'on lui pose une perf pour le soulager. Le médecin de garde brise ses rêves en lui disant que la perf qu'on lui mise il y a trois jours n'est ni plus ni moins efficace que le comprimé de doliprane qu'il est prié de prendre chez lui. Il semble avoir beaucoup de mal à admettre que c'est la même molécule. D'ailleurs j'entends après le grand soupir qui suit la fin de l'appel qu'il appelle tous les soirs. Un de ces habitués auxquels les séries nous ont -aussi- habitués.

Peut-être n'est-il pas insensible aux charmes de la blouse blanche, comme cet autre type, qu'une interne qui a fini sa garde raccompagne à la porte et qui se demande si elle ne pourrait pas le déposer chez lui. Ses rêves (ou juste sa tentative de se faire raccompagner, ne voyons pas le mal partout) s'arrêteront manifestement sous la pluie qui détrempe la nuit...
C'est bien parce que ça fait même pouffer de rire la doctoresse qui est en train de me recoudre le doigt. Bonne ambiance entre infirmières et médecins.
On resterait presque davantage pour profiter du spectacle.

Mais bon, quatre points pour la soirée, ça suffira...

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29 octobre 2008

surfeur par procuration...

Il y avait Brice, qui attendait la vague et il y a moi...

Pourtant les conditions étaient bonnes, magnifique soleil, eau pas trop fraîche, belles vagues, peut-être trop belles d'ailleurs?
Pas la condition suffisante pour me jeter à l'eau, alors même que je ne fais pas grand chose pour y remédier en ce moment...
Et la perspective de ramer en sentant mon souffle trop court au bout de deux vagues pour finalement peut-être arrivé exsangue à franchir la barre, salement rugueuse pour le coup, ramer trois mètres et en perdre quatre et voir que la houle se décale plus loin et qu'il va falloir se replacer vite pour éviter de tout se prendre sur la figure...
Bien sûr il faut en passer par-là pour connaître cette formidable sensation lorsqu'on se penche en avant au sommet et qu'on est propulsé dans le déferlement, sur cette pente qui se tord devant soi, quel moment, qui efface tous les efforts passés et à venir pour y retourner...
Bien sûr que c'est plus facile de renoncer que de dire allez je tente, j'y vais...

Alors me voilà, assis sur la digue à regarder là-bas au loin ceux qui y sont et ceux qui y vont.
C'est triste à dire, mais dans ces cas-là, je ne crois pas être tellement éloigné du spectateur de foot moyen qui refait le match et la sélection depuis son canapé défoncé...
Je suis bien au sec mais je commente tout...
"mais qu'est-ce qu'il fout là? Pourquoi il se place pas plus à gauche?"
Ou alors pourquoi cet autre ne rame-t'il pas plus vite? Parce que sinon... Ha ben oui, voilà, il s'est tout pris sur la gueule je l'avais bien dit (je vois aussi ceux qui assurent, y a pas que des gamelles non plus....)
Et puis il y a ce pour quoi je suis vraiment fort le cul posé au soleil, c'est voir ceux qui vont renoncer. Avant même d'arriver à la vague. Ceux qui choisissent mal leur endroit pour se jeter à l'eau déjà. Je les vois faire leur premier canard et perdre ce premier mètre dont je parlais. Je les vois recommencer et je vois la dépense d'énergie pour avancer... Je la connais trop bien... Je vois la cadence qui s'enraye. Je vois le troisième canard, celui où il faudrait redoubler d'effort, pour passer.
Je vois la série décaler devant eux, la planche qui vole quand finalement ils passent sous l'écume. Et puis la phase d'écume où la vague semble si loin, où la planche va de moins en moins profond et où on continue à perdre des mètres. Et je les vois finalement  se retourner pour tenter de surfer un paquet de mousse qui se contente de les propulser en les avalant.
Je les vois finalement sortir de l'eau, regarder vaguement autour d'eux, histoire d'observer peut-être si quelqu'un a vu leur quart d'heure d'efforts inutiles.
Oui, moi je l'ai vu, tel l'oiseau de mauvaise augure... Et Je n'ai même pas eu le courage d'enfiler ma combinaison pour en faire autant...

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22 octobre 2008

it's just a question of time...

Je soupire en écoutant radio nova tout en regardant ce qui est censé représenter une table de poker s'animer au fil des mains.
La chance n'est pas avec moi ce soir. Enfin si, mais je ne suis pas assez concentré pour en profiter quand elle arrive et pour m'arrêter quand elle passe. Il n'y a finalement que dans les 24 h des conseils avisés d'un certain Patrick que j'ai un peu de discernement.

Les journées sont trop courtes. Je vois les piles de dossiers sur mon bureau qui ne bougent pas assez. Je pense à la liste de ce que j'avais prévu de faire aujourd'hui, ou la veille et je sens cette sale boule se nouer dans mon ventre.
Et ce foutu téléphone qui semble fait pour me couper chaque fois que je suis lancé dans une tâche. Et du coup le besoin de s'enfuir qui revient.
S'enfuir le soir sur une table de poker, à la salle de sport, maintenant que mes poumons semblent vouloir rester à leur place ou aller se perdre quelques heures dans les bars, histoire de diluer le stress dans  l'alcool en refaisant le monde et en regardant ces autres qui sortent tous aussi manifestement du boulot et sont sans doute aussi stressés. Les mêmes qui disparaîssent d'un seul coup sur le coup de 11h. Le signal du boulot le lendemain. Profiter un maximum puis retourner à ses petites occupations et à la routine. Regarder les autres, ces attitudes empreintées qu'ont certains qui me font maintenant sourire discrètement.
Rien n'a vraiment changé depuis les années de la vie d'étudiant. Les groupes agglutinés au bar sont peut-être plus petits et ne se reconnaissant peut-être pas. Plus d'entités qui se croisent sans se connaître. Oui c'est ça, on se connaît moins. Moi en tout cas, je ne reconnais plus personne, parmi ces trentenaires.
Ceux que je connais(sais) pouponnent chez eux. Pourtant tous autant que nous sommes dans ce bar, nous n'avons pas l'air plus paumés que ça, de loosers à la traîne qui scotchent les comptoirs en compagnie d'une bouteille de vin blanc plutôt que de vivre la vie la vraie, celle qui semble pour certains consister à rester chez soi dans les couches culottes.
Finalement, il faut peut-être que je me retrouve débordé au boulot pour retrouver l'envie de sortir, de m'échapper au milieu des autres, sentir la musique, souffler, essayer d'avoir le temps...
Un passage au bord de l'océan ce week-end permettra de s'éloigner davantage. Qui sait peut-être même trouverai-je le courage de me jeter à l'eau si les vagues le permettent. Et ces jours trop courts me rapprochent encore des vacances...
Quinze jours à peine..
Mais il vont être longs... Ou trop courts.

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17 octobre 2008

aimez vous Brahms?

Je ne suis pas vraiment un spectateur de qualité pour la musique classique.
Ca ne m'empêche pas bien sûr d'en écouter et d'aller voir un concert quand j'en ai l'occasion, mais je n'ai rien de l'amateur éclairé.
Du coup, j'ai à peu près à chaque fois l'impression de porter un regard quelque peu iconoclaste, là où les autres semblent totalement absorbés.
C'est ainsi que je regarde les visages des musiciens, leurs tenues, je guette les chaussettes en accordéon, je regarde leur attitude quand ils ne jouent pas. Pour je ne sais quelle raison, je me suis de plus mis dans l'idée que le responsable du triangle était un genre de puni, renvoyé au fond de l'orchestre par ses pairs exigeants, afin qu'on ne le voie pas trop et je me suis du coup pris d'un genre d'affection pour lui ainsi que ces percussionnistes cantonnés à quelques trop brèves mesures.
Autant dire qu'au concert auquel j'ai assisté hier soir, commencer par Brahms n'était pas forcément exactement ce qui me convenait le mieux.
Tout en violons, très doux finalement, peut-être trop calme pour moi un jeudi soir.
Alors, aimez-vous Brahms? Pas forcément à la folie non, je ne crois pas...
Puis il y eut Bartok. Sans vraiment connaître, le nom m'évoquait déjà quelque chose de plus... Inattendu.
En fait, le résultat était inattendu. J'avais l'impression persistante d'écouter une musique sur laquelle il manquerait des images, comme si j'étais spectateur de l'enregistrement d'une bande originale et pas forcément d'une musique qui se suffisait à elle-même
C'est d'ailleurs exactement ce qu'il y avait d'enthousiasmant dans cette musique: le fait de -me-suggérer des images, des images qui se succédaient à un rythme d'enfer. Un désert d'abord avec des personnages lents, une poursuite ensuite, des rues sombres en noir et blanc, des visages en gros plans surexposés.
Je pensais Planète des Singes, je pensais le 3ème homme, j'écoutais de la musique et je ne pensais que cinéma... Mais surtout, je pensais à John Williams... Pour tout dire et au risque de choquer les amateurs, je pensais à la Guerre des Etoiles et à cette bande originale du london philarmonic écoutée 100 fois, je pensais à des poursuites dans la forêt d'Endor, au désert de Tatooine, à des batailles au coeur de l'étoile noire...
J'écoutais les envolées, les percussions et je recréais tout seul une nouvelle saga...J'étais là mais dans une très très lointaine galaxie, metteur en scène sur mon siège inconfortable, au milieu des autres.
Sans doute les séquelles du temps où quand je faisais de la bande dessinée, j'écoutais à longeur de temps de bande originales pour trouver l'inspiration...
Je crois par ailleurs n'avoir jamais entendu autant de triangle... Au point que c'est  lui que le pianiste et le chef d'orchestre saluaient à la fin.
Et voilà, me dis-je, pour tous les joueurs de triangle rejetés, la vengeance du triangle en quelque sorte...

16 octobre 2008

'cause that will be the day...

Peut-être qu'après tout, c'est possible de passer une bonne journée.
Peut-être que si soi-même on l'a décidé, c'est possible.
Certes, ça n'ira pas sans peine bien sûr.
Ca suppose qu'on aura passé sur la trop courte mauvaise nuit qui précède (grâce peut-être à la fée cortisone qui continue à fondre sous la langue de bon matin).
Ensuite, bien sûr, on pourra se permettre de souffler entre ses dents un "pauvre connasse", quand une voiture vous aura grillé la priorité, sans marquer ne serait-ce qu'un dixième de  seconde considération de mon existence (ceci dit, je pense que le coup de klaxon a permis, dans son propre intérêt bien entendu, de la tirer de ses pensées et d'éviter qu'elle s'expose sans prudence aux dangers de la route).
Prêter l'oreille sans froncer les sourcils à l'écoute des informations ô combien rassurantes pour l'avenir.
Et faire fi des contrariétés potentielles ou avérées qui ne manqueront pas de se présenter au cours de la journée, grâce à ces personnes qu'on a la joie de croiser et qui font semblant de ne comprendre que ce qui les arrange alors leur bol de fiel procédural à la bouche.
Peut-être faut-il simplement y croire un peu, s'en persuader, pour finalement arriver à une bonne soirée, à son  rythme, à écouter Patriick commenter une table de poker haute en couleurs dans l'ombre lointaine d'un casino américain.
Peut-être que cela suffit d'ailleurs à se voir proposer par son boss alors qu'on ne s'y attendait pas deux places de concert pour ce soir (musique classique histoire de varier les plaisirs, opportunité à saisir et moyen s'il en est de sortir de la routine quotidienne qui si on la laisse faire nous écrase jour après jour...)
Peut-être qu'il faut d'abord vouloir que ce soit une bonne journée avant d'y croire...
Peut-être devrais-je y penser plus souvent...

Posté par IamNoOne à 12:15 - fines tranches de vie - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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15 octobre 2008

Cortisone mon amie...

Si, malgré tout...
C'est ce que je me dis vu la pêche que ça me donne temporairement, alors même que je continue à cracher mes poumons.
Bien sûr, il y a quand même un mieux, sinon tout cela serait seulement navrant.
Mais est-ce que je ne le dois pas aussi à l'ajout d'une dose de whisky irlandais à l'apéritif, histoire d'adoucir ma gorge?
Ou à l'écharpe qui m'accompagne dès que je rentre chez moi, malgré la température clémente pour la saison?
Ou encore au fait que question efforts et salle de sport, le programme est pour l'instant léger: point de chorégraphies violentes et de coups de pieds circulaires, ni même de séries de squatts agrémentées -certes- de la vision des fessiers galbées et gainées de strech des demoiselles qui partagent ma souffrance.

Je reste au chaud, à profiter de l'absence de programme tv concluant (à l'exception de la barbe grisonnante de ce cher Grissom et de la pâleur fantômatique de Lilli Rush, le tout mû par une habitude plus que par l'intérêt véritable de la série), à me redonner la pêche à coups de westerns en technicolor désuet et de musique, alternant électro redynamisante et jazz déstressant (tel Tal Farlow à l'heure actuelle).
A pianoter sur internet pour ne pas changer aussi bien sûr.
A cuisiner plus que d'habitude ce qui n'est pas difficile quand on arrive une bonne heure et demi plus tôt chez soi (sauf si on ne prend pas la peine de décongeler l'élément de base pour le dîner, auquel cas, la préparation se retrouve très légèrement différée...)
A lire pas mal. C'était d'ailleurs difficile de trouver un successeur aux tribulations financières et pas si trash que ça du héros de Martin Amis dans Money. J'attendais sans doute quelque chose de plus brett... Et je me retrouve avec une fin un peu convenue...
Il me restait le troisième tome de Millenium qui me fait tellement penser à la plage et aux vacances tant je les ai vus fleurir à l'ombre des transats.
Et quelques pages de Nietzsche et du gai savoir, par-ci par-là, au détour de baisses de moral (pour avoir l'impression de lire plus intelligent et se donner des arpents pour penser un peu, voir penser mieux) que j'ai pu connaître avant l'arrivée de la fée cortisone.
Ensuite m'attendent l'hirsute Michel et le brushé Bernard pour leur correspondance.
Sauf si d'ici là, je vais mieux et que j'enchaîne les apéros à l'extérieur pour fêter çà ;)

Posté par IamNoOne à 12:20 - fines tranches de vie - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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14 octobre 2008

barcelona barcelonaaaaaaaa!!

VickyCristinaBarcelonaGC'est quoi ce film?
L'opus annuel de Woody Allen vient d'arriver; il continue son petit tour d'Europe par un passage en Espagne.

De quoi ça parle?
Vicky est réfléchie, rationnelle et sur le point de se marier. Christina est seule et ne sait pas vraiment ce qu'elle attend de l'amour. A l'occasion d'un séjour de quelques semaines en Espagne, elles rencontrent Juan Antonio, peintre qui sort d'un mariage tumultueux et leur propose de passer un week-end avec lui pour visites et plus si affinités. VIcky est contre, Christina est ravie. Elles partent donc. Cela va-t'il bouleverser leurs plans et leur vies?

On y va ou pas?
Même si les films de Woody Allen se révèlent moins bavards que par le passé, la question de l'amour et du bonheur reste à l'ordre du jour. Au-delà de Vicky et Christina - et Maria Elena- qui se croisent, se frôlent se déchirent parfois cherchent le bonheur  Woody Allen parle de beaucoup de choses: désir, mariage, bonheur, échangisme, résignation, , tout plaquer ou continuer, avouer, se taire (puisque qu'ici le parti est pris que les personnages disent tout -ou presque- de leurs envies, de leurs angoisses). Comment bien doser les ingrédients pour arriver au résultat souhaité?
Si la recette miracle existait, ça se saurait sûrement. Les personnages ne la trouveront pas. Vicky se mariera et Christina continuera à chercher. Mais si elles n'ont pas changé d'avis, leur expérience n'est sans doute pas vaine.

Mais s'il n'y a pas de réponse, tout cela vaut-t'il la peine?
Sur un fond d'Espagne de carte postale, les réparties font souvent mouche et l'interprétation est excellente. Le moment reste très agréable alors pourquoi s'en priver?

Posté par IamNoOne à 08:29 - Sur petit ou grand écran. - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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10 octobre 2008

on the air ....

Ce matin, sur le trajet (ce qui signifie d'une part le soleil dans la gueule à travers mon pare-brise d'une propreté plus douteuse que je n'aurais cru et d'autre part face à une voiture au siège passager élégamment habillé de jaune fluo), j'écoutais des auditeurs déverser leur bile sur Michel Houellebecq et BHL, pour l'occasion directement dans les oreilles des intéressés.

Franchement, tant de colère pour si peu, je me disais que ça ne valait pas forcément le coût de se prêter au jeu. Si, peut-être. Je les en ai trouvés sympathiques. Non pas que personnellement je nourrissais une quelconque rancune à l'égard de Houellebecq (j'avais vraiment aimé "La possibilité d'une île") ou à l'égard de BHL (qui m'inspire surtout de l'indifférence). Mais là, en les entendant s'expliquer sur leur correspondance et répondre avec une certaine bonhomie à la vindicte populaire, je me suis dit que leur bouquin ne devait pas être dénué d'intérêt (ce qui veut à peu de chose près dire que je vais sans doute le lire).
C'était d'autant plus marrant d'entendre l'un se faire traiter de dandy et l'autre de potache sans le sous et d'y voir là encore une provocation des intéressés.
A mon avis, c'est pousser le bouchon un peu loin (même si la parka à capuche en studio me laisse un peu perplexe à part pour un groupe de rap).
D'ailleurs Houellebecq a eu cette réponse très "breteastonelisienne": "hé, mais c'est une parka camel et une chemise burberrys, c'est pas des fringues de clodo", ce que venant de lui, qui ne semble pas forcément attaché à une présentation somptuaire, assez jubilatoire.

Posté par IamNoOne à 08:36 - fines tranches de vie - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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09 octobre 2008

dis moi ce que tu dépenses...

Je te dirai qui tu es...
Je regarde mon relevé ô combien exaltant de ces dernières semaines.
J'y vois la suite répétée et invariable de notre plat du jour/dessert/café du midi (suite d'autant plus démoralisante qu'elle a pour effet pervers de m'ôter le côté plaisir d'un éventuel autre restaurant le week-end).
J'y vois mon plein d'essence qui ô surprise a baissé d'approximativement 3 euros (je suis à deux doigts d'exécuter une danse de la joie mais je vais tâcher de me contenir).
J'y vois les courses aussi...
Rien de bien folichon finalement pour l'instant, ha si là bas au loin, perdus dans le passé, le coût d'un billet d'avion et quelques dépenses en francs suisses.
C'est vrai que j'y verrais bien autre chose, une facture d'hôtel au bord de la mer, le nom des restaurants qui vont avec (le signe que j'ai changé d'air l'espace d'un week-end, histoire d'emplir mes sinus encrassés et congestionnés de ces embruns marins qu'on essaie de nous vendre en pharmacie), ou plus prosaiquement le signe que j'ai actualisé mon stock de costumes (le signe que je me suis lamentablement laissé aller lors d'un ballade downtown).
Mais soyons raisonnables, les vacances sont pour... Dans presque un mois!!! (nouvelle tentative avortée de danse de la joie). Alors peut-être que oui, quand je verrai sur mon relevé le solde des vacances, il aura meilleure mine lui aussi (sans que ce soit l'effet secondaire et direct d'une crème légèrement matifiante) ;)

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