12 février 2009
c'est plus comme avant...
Il est des nouvelles comme ça, difficiles à supporter, des bouleversements d'un ordre des choses qu'on croyait établi et immuable.
Pourtant il n'en est rien et Tf1 continue à le prouver.
On croyait déjà que le vingt heures serait éternellement poivre et sel, et voilà qu'il est devenu blond et myope. Qu'on pourrait se vautrer dans le sordide des faits divers sous les commentaires avisés et avertis de Charles Villeneuve?
Mais il y a pire.
Un programme plus riche a été condamné...
Il sentait bon le sable chaud, l'huile de coco et l'alcool bon marché. Il délivrait chaque année son lot d'abdominaux sculptés et de fesses galbées et stringées, une pléïade de prénoms improbables, des répliques à couper le souffle, du suspense, des étreintes moites, des trahisons, des réconciliations, de l'émotion, des présentateurs aux questions tellement tellement innocentes (et tellement pathétiques que même les plus crétins finissaient par en être étonnés), une musique mythique (et qui fait peur).
L'ïle de la tentation vient d'être enterrée, trop "coûteuse" (j'ai l'esprit tellement mal tourné que j'ai d'abord cru lire "douteuse" mais c'était prêter trop d'ironie à une chaîne qui n'en a aucune), dévorée par les flammes dispendieuses du feu de camp qui l'animait (et sans doute également par l'impression qu'on pouvait se foutre de la gueule des participants au-delà de ce qu'on voyait à l'écran, mais c'est une autre histoire)
Qui reprendra ce créneau où le téléspectateur pouvait se vautrer après sa journée de travail et se foutre de la gueule de pauvres diables en proie aux ravages de l'alcool en milieu sexué (rappelons-nous: l'alcool entraîne des rapports sexuels, fussent-ils non protégés) et qui faisaient passer un sms d'ado pour une oeuvre littéraire du 18ème siècle.
C'est bien fait pour moi, je n'avais qu'à faire des choses intelligentes avant...
23 septembre 2008
bastos, balafre et autres portés disparus...
Aujourd'hui, c'est journée vieilleries...
Il fut un temps où, derrière les romans policiers, on trouvait en plus du traditionnel résumé une photo publicitaire avec un slogan censé coller au propos.
C'était donc le temps des cigarettes bastos (ça ne s'invente pas) et du parfum balafre qu'il fallait manifestement être défiguré et rester dans l'ombre pour porter (ce qui n'empêchait pas manifestement de plaire à des femmes fatales en fuseau d'ailleurs).
C'était avant qu'Axe adopte ce slogan douteux "plus t'en mets, plus t'en as", permettant à certains de troquer l'odeur d'écurie pour des notes proprement écoeurantes mais censées faire tomber en pâmoison les jeunes filles en fleurs (ou pas...) et en mini short.
Mais c'était sans doute à peu près à cette période qu'on pouvait trouver Man Dom (merci à mon cousin de m'avoir permis de découvrir ce produit tombé dans l'oubli... ), parfum au titre légèrement équivoque, dont Charles Bronson vantait les mérites dans une pub gonflée à la testostérone.
C'est...Du grand art (mais ça doit coûter un peu cher à l'usage apparemment)
03 septembre 2008
sans surprise..
J'écoutais au téléphone... Cette femme qui deversait sa colère contre lui, et me faisait témoin de sa vie par la même occasion. Lui beaucoup plus calme que j'avais eu a bout du fil quelques minutes plus tôt.
Cette femme qui refusait bien sûr d'écouter mes arguments qui n'étaient que juridiques et trop pragmatiques.
Je reconnaissais cette colère bien sûr, malheureusement. Je reconnaissais aussi cette impossibilité justement de s'arrêter sur des questions juridiques et pragmatiques.
Quelque chose comme un "mêmes causes, mêmes effets"...
Ce soir c'était grosse soirée, devant la tv.
Envie de me poser après mon début de semaine sportif, afin de trouver le soir un défouloir pour la hargne éventuelle de la journée. L'occasion de découvrir qu'on peut mettre autant de temps pour parcourir un plus long chemin lorsque le trajet qu'on emprunte est moins encombré (j'ai certaines théories qui frôlent la réplique de biscuit chinois...).
Tout ça pour dire qu'hier, c'était sport plus loin, dans un autre centre, et que je ne suis pas rentré chez moi plus tard pour autant. J'étais juste bien plus soulagé d'avoir fait l'essai et de m'être défoulé pendant une heure.
Alors ce soir c'était esprits criminels, dont je trouve les épisodes plus brouillons, plus académiques qu'ils n'étaient dans la/les précédentes saisons, comment savoir avec la diffusion aléatoire de tf1?
Grande soirée de réflexion où je pose juste mon cerveau sur la table basse.
D'ailleurs j'entends les sourcils de Gary Sinise qui se froncent quelque part dans une rue de Manhattan... Le devoir m'appelle ;)
28 août 2008
j'aime quand un plan se déroule sans accroc...
Disait, dans les années 80, le philosophe Hannibal Smith...
Et comme il a raison, ledit Hannibal, j'aimerais moi aussi qu'il est possible que tout se déroule sans accroc!
Oui, mais voilà, ce serait beaucoup trop simple si tout se déroulait comme prévu (ça me rappelle aussi pauvre mortel, qu'on ne contrôle pas tout).
Gonflé à bloc par dix jours de visionnage intensif d'exploits sportifs et de céréales sans sucre, je me suis décidé à reprendre un entraînement intensif plus conséquent enfin à reprendre le chemin de la salle de sport.
Décidé, tel le décathlonien de la salle de sport, à multiplier les activités cardio et musculaires, dès à présent et à poursuivre à la rentrée.
C'est vrai en plus, si je me souviens bien, je m'étais réjoui de mon changement de salle de sport par les multiples possibilités fitness qu'il m'offrait à des horaires adaptés.
Mais malheur à toi qui croit à la pérennité des choses...
Le planning de l'année prochaine est venu me rappeler cette dure réalité, réduisant en quelques instants ma bonne volonté tel le paquet de chips piétiné. No more body combat pour moi (à moins que je me décide à faire 20 kilomètres en un temps record pour rejoindre un autre centre qui en propose, oui euh... Ou que je reprenne un emploi du temps d'étudiant...Donc c'est no more...) et presque no more cours qui me conviennent d'ailleurs. D'un seul coup mon nouvel abonnement de 18 mois et son coût se révèlent assez indigestes.
Adieu tonicité musculaire ou presque, à moi les appareils muscu en solitaire et le découragement qui ne manquera pas de suivre en perspective...
Comme tout un chacun je me suis dès lors retourné vers mon écran de tv pour y trouver le réconfort nécessaire pour y retrouver mes amis du département comportement de Quantico, bien décidé à ne pas me laisser abattre par l'ordre de diffusion des épisodes (pourtant manifestement confié à un ordinateur en mode aléatoire, ce que même le spectateur ostensiblement considéré comme un débile profond ne pourra que constater s'il a plus des douze ans recommandés). Mais là encore une déconvenue. Je me relève sur mon canapé, Gayden a quitté la série? Comme ça sans qu'on nous diffuse l'épisode précédent avant?
C'en est trop pour un jour...
Je vais pleurer sur l'épaule de mister T...
22 août 2008
if it makes you happy, it can't be that bad...
Hier soir après une courte mais intense séance de natation dans l'eau frisquette, quelques pompes et abdos sous le soleil déclinant mais bien agréable, j'étais plus zen.
Le décalage entre les deux moments de la journée m'a saisi il faut bien le dire. Prise de tête l'après-midi et le soir en train de sécher au soleil après m'être baigné...
Jadis, je faisais des super d'entraînement pour le marathon après des journées de merde. Le stress et la rage, sources de performance?
Entre ça et des anabolisants, pourquoi pas?
Un cigare plus tard dans la soirée a achevé de me détendre (sportir mais un peu épicurien)
Relativiser.
Une fois de plus. Quelque part, ça me fait presque sourire sur le moment. Et allez, je suis encore une fois au bord de l'explosion.
Eviter de laisser les petites choses prendre trop d'importance et me grignoter de l'intérieur. Ces contrariétés à présent sont plus source d'énervement que d'angoisses comme cela pouvait être là il y a quelques années (preuve que l'âge apporte un peu de sérénité malgré tout). Je sais où j'en suis aujourd'hui.
Et puis repenser aux moments difficiles d'il y a deux ans, histoire de se remémorer ce qui était autrement plus douloureux.
Le tout avec un recueil de house (compilation warp années 90) en fond sonore, puis avec le dr house comme compagnon acâriatre, faute de mieux, la chaîne se choisissant plus par désoeuvrement que par véritable coup de coeur...
18 août 2008
go on, go on, let's walk away...
Away, je l'étais...
Mais pas si loin en fait... A quelques mètres seulement quelquefois, dans le canapé à regarder les yeux écarquillés, le sport à la télé, là-bas, loin, là où il faudrait vraiment se lever tôt pour tout voir.
Parce que je pourrais presque tout voir.
Je ne me lasse pas de regarder les jeux, ces disciplines qui n'apparaîssent qu'une fois tous les quatre ans, avoir le souffle court pendant cinq minutes, tentant d'insuffler de là où je suis, la force de tirer plus fort sur ce kimono, regardant les battements de pied dans l'eau, hypnotisé par l'hystérie qui gagne les commentateurs.
Sentant par moments l'envie renaître au creux de mes tripes, de reprendre l'entraînement, de renouer avec le travail et avec l'injection d'endorphine. Oui, l'envie a ressurgi.
Comme on me l'a dit récemment, c'est dur de regarder le sport.
Les jeux sont une vieille histoire pour moi aussi, l'été, dans la fraîcheur calfeutrée des maisons de mes grands-parents, ou le matin tôt depuis chez moi, mais assez fidèle tous les quatre ans.
Et à chaque fois l'envie de se remettre plus sérieusement au sport.
Finalement, cela tombait bien cette année que je ne parte pas pour cette semaine de congés. Cela tombait bien qu'il fasse un temps plus que mitigé toute la semaine.
Je n'avais aucune mauvaise conscience à rester affalé l'après-midi à récupérer de ces mois de boulot et de stress, avant d'aller me jeter dans l'eau froide de la piscine, vaguement culpabilisé par la brièveté de mes séances...
Pas de sortie. Pas de contacts non plus d'ailleurs.
Du bon air tous les matins à tenter de pousser cette foutue petite balle blanche dans la bonne direction. Des courbatures, de la pluie, de la frustration, de l'énervement, l'envie de balancer mes clubs dans la flotte à la suite de la balle lorsqu'elle fait un trajet qui défie tellement l'entendement que ça en devient mystérieux.
Mais le vide qui se fait malgré tout dans la tête, à marcher dans l'herbe à essayer de se concentrer sur ce geste pas vraiment naturel, à chercher à comprendre pourquoi je ne peux décidément pas atterir là c'est prévu à cet effet mais plutôt à 15m sur la droite là où c'est de préférence presque inaccessible. Un genre de snobisme que je me garde de revendiquer...
Le vide qui se fait donc malgré tout,
Avec malgré tout les souvenirs qui reviennent,
Par vagues pour ensuite se retirer, laissant une impression bizarre et amère.
Pourquoi quand on essaie de profiter d'une nouvelle vie, l'esprit nous renvoie-t'il à la vie d'avant, de préférence dans ce qu'elle avait de bon, alors même que, sans toujours chercher à oublier, on ne cherche pas à se laisser aller à la mélancolie.
Pourquoi alors qu'on pourrait être tout simplement bien, on se retrouve le ventre vaguement noué avec ce souvenir que, bien sûr, tout ce qu'on a envoyé promener n'était pas toujours noir. Mais c'est certain, pour moi, le noir se dissipe plus vite que le reste.
Il n'est pas question de revenir en arrière pour autant bien sûr. Ce qui était ne pourrait plus être. Ce n'est que cette sensation que toutes ces choses valaient la peine d'être vécues.
Et ce, bien qu'elle ait tenté de me persuader du contraire...
Et bien qu'elles s'accompagnent toujours de ce pincement au coeur.
07 août 2008
never want to come down, never...
want to put my feet back down on the ground... (reconnaisse qui pourra;)
Moi j'aimerais pourtant.
Me poser.
Un peu. Des vacances, tout çà... Encore deux jours... Deux petits jours, mais ils sont remplis comme jamais et je pense être encore loin du bouquet final que me réserve ma collaboration avec mon stagiaire (même si la barre est déjà très haute...). Je pourrais dire que je compte les heures des jours, mais ce n'est pas le cas, parce que le temps se révèle trop court pour cela.
Comment ça je ne poste pas?
Je m'insurge vigoureusement contre cette accusation. Il y a simplement un genre de phénomène d'auto-censure où des messages que j'ai commencé à écrire sont restés à l'état de projet. C'est l'éternel problème du message laissé en plan et qu'on reprend. La spontanéité n'y étant plus on corrigerait certaines choses, on les nuancerait au moins et... Le message reste aux oubliettes. Je n'aime pas cette impression d'auto-censure alors justement que je voulais dire les choses telles que je les ressentais. Alors pourquoi renoncer? Juste que des coups de gueule du moment restent des coups de gueule du moment. Peut-être aussi, même sûrement que ce sont des choses qui restent vivaces et auxquelles justement j'aimerais ne pas donner trop d'importance...
J'avais aussi écrit un superbe message mardi soir (on notera l'emploi du plus-que-parfait ainsi que l'autosatisfaction palpable de l'auteur), j'étais en verve (et je reprenais un peu un message abandonné). Quand soudain, que se passa-t'il? Où posai-je mes gros doigts par inadvertance?
Toujours est-il que je vois un sablier significatif ( de mauvaises nouvelles) commencer à tourner alors que je n'ai pas enregistré ni publié...
Les quelques secondes que je passe les mains levées au-dessus du clavier les yeux écarquillées, ma bouche formant un "noooooooooon" muet font que je n'ai pas le temps de tenter une sauvegarde désespérée (il s'en passe des choses dans ma vie...).
Et une nouvelle case vide et propre apparaît.
Par dépit, j'ai donc risqué la destruction massive de mes neurones à regarder l'émission la plus culturelle de l'été, parce que l'une des plus ennuyeuses, qui parle d'amour, d'alcool, de plages et de tentation (or comme chacun le sait, l'alcool entraîne des rapports non protégés, la production l'a assurément bien compris de même que lorsqu'on supprime l'alcool, il y a des larmes et des phrases déchirantes sur fond de musique d'ascenseur et de photos souvenirs, quand c'était le temps du bonheur...D'un autre côté quand il ne se passe rien et que même les tentateurs se barrent plutôt que d'écouter les plaintes d'une des candidates, il faut bien meubler, vu que le spectateur sera privé de séquences volées à travers une cloison ou au loin dans les vagues... Il faudra se contenter d'un massage d'une tentatrice en plein jour devant la caméra ce qui pour certaines semble autrement plus choquant que les séquences volées visées plus haut).
Argument fallatieux?
Alors, là...
