05 février 2009
battery low...
Hier j'ai fait une trentaine de minutes de muscu,
En écoutant de la musique qui ne tape pas trop (et en essayant de me souvenir comment mettre une liste de lecture en mode aléatoire sur mon premier ipod et si même on pouvait le faire).
Ca m'a séché autant qu'une séance d'une heure trente comme j'en faisais il y a deux mois. Pourtant sur le moment, les sensations étaient là, la satisfaction de contrôler mon corps dans la réalisation de l'exercice, la sensation d'effort, et la petite giclée d'endorphine pour couronner le tout. Tout comme d'habitude en fait, ce qui était le but.
Sur une période plus réduite bien sûr. J
'essaie pourtant de m'abstenir d'effectuer ce type de comparatif (et on voit bien dans ce message comme j'y parviens d'ailleurs!) qui pourrait s'avérer passablement plombant, surtout si je me laisse aller à penser au temps où je passais 7 ou 8 heures par semaine à faire du sport.
Pourtant ce serait totalement idiot. Autres temps, autres moeurs, en quelque sorte, surtout qu'à l'époque, je fuyais ouvertement le stress d'une période difficile.
Là, je fais ce que je peux, en essayant de ne pas abandonner, tout simplemet, de ne pas céder à la facilité du combiné canapé/ portable/ tv.
Pour me dire que je peux y arriver, que je peux prendre sur moi, malgré la fatigue générale, dompter mon corps qui me trahit ce petit enfoiré. Pendant ce temps là, tout est comme d'habitude (sauf si je regarde les poids....... Non, on a dit pas de comparatif). Je suis à mon max du moment. Et comme tout moment qui se respecte, il n'aura qu'un temps.
Mais pour l'instant il me faut choisir. C'est sport ou courses,, ou sortie le soir parce que sinon je vais revenir avec l'impression d'avoir couru un marathon et des cernes à faire pâlir d'envie un clubber en fin de week-end (et je sais de quoi je parle ;)).
C'est composer avec mon état de forme sur tout au quotidien, en rejetant la pulsion de colère qui monte des fois et qui fait dire "putain pourquoi j'y arrive pas?"
C'est pas grave, c'est comme le reste.
Ca s'apprend ;)
29 octobre 2008
surfeur par procuration...
Il y avait Brice, qui attendait la vague et il y a moi...
Pourtant les conditions étaient bonnes, magnifique soleil, eau pas trop fraîche, belles vagues, peut-être trop belles d'ailleurs?
Pas la condition suffisante pour me jeter à l'eau, alors même que je ne fais pas grand chose pour y remédier en ce moment...
Et la perspective de ramer en sentant mon souffle trop court au bout de deux vagues pour finalement peut-être arrivé exsangue à franchir la barre, salement rugueuse pour le coup, ramer trois mètres et en perdre quatre et voir que la houle se décale plus loin et qu'il va falloir se replacer vite pour éviter de tout se prendre sur la figure...
Bien sûr il faut en passer par-là pour connaître cette formidable sensation lorsqu'on se penche en avant au sommet et qu'on est propulsé dans le déferlement, sur cette pente qui se tord devant soi, quel moment, qui efface tous les efforts passés et à venir pour y retourner...
Bien sûr que c'est plus facile de renoncer que de dire allez je tente, j'y vais...
Alors me voilà, assis sur la digue à regarder là-bas au loin ceux qui y sont et ceux qui y vont.
C'est triste à dire, mais dans ces cas-là, je ne crois pas être tellement éloigné du spectateur de foot moyen qui refait le match et la sélection depuis son canapé défoncé...
Je suis bien au sec mais je commente tout...
"mais qu'est-ce qu'il fout là? Pourquoi il se place pas plus à gauche?"
Ou alors pourquoi cet autre ne rame-t'il pas plus vite? Parce que sinon... Ha ben oui, voilà, il s'est tout pris sur la gueule je l'avais bien dit (je vois aussi ceux qui assurent, y a pas que des gamelles non plus....)
Et puis il y a ce pour quoi je suis vraiment fort le cul posé au soleil, c'est voir ceux qui vont renoncer. Avant même d'arriver à la vague. Ceux qui choisissent mal leur endroit pour se jeter à l'eau déjà. Je les vois faire leur premier canard et perdre ce premier mètre dont je parlais. Je les vois recommencer et je vois la dépense d'énergie pour avancer... Je la connais trop bien... Je vois la cadence qui s'enraye. Je vois le troisième canard, celui où il faudrait redoubler d'effort, pour passer.
Je vois la série décaler devant eux, la planche qui vole quand finalement ils passent sous l'écume. Et puis la phase d'écume où la vague semble si loin, où la planche va de moins en moins profond et où on continue à perdre des mètres. Et je les vois finalement se retourner pour tenter de surfer un paquet de mousse qui se contente de les propulser en les avalant.
Je les vois finalement sortir de l'eau, regarder vaguement autour d'eux, histoire d'observer peut-être si quelqu'un a vu leur quart d'heure d'efforts inutiles.
Oui, moi je l'ai vu, tel l'oiseau de mauvaise augure... Et Je n'ai même pas eu le courage d'enfiler ma combinaison pour en faire autant...
16 septembre 2008
ho my god, super....supermarket!
Ce soir, j'avoue que je n'avais pas plus envie d'aller faire du sport.
Un genre de flemme et mon angine et ses couleurs chatoyantes semblaient un argument de choix pour renoncer.
Pour quoi faire de mieux bien sûr?
Devant son insistance, je finis par l'accompagner, mon sac étant de toute façon prêt dans ma voiture.
Direction un autre centre encore, certes pour découvrir la magie du même cours exactement bien sûr. Une heure à pomper cette barre dessus, dessous, à plier les genoux, à transpirer...
Finalement, c'est vrai, ça valait le coup et ça soulage.
Ragaillardi, chantonnant presque le morceau des squatts (honteusement pompé sur une vieille choré de body combat) je me décide même à aller faire des courses dans le centre commercial voisin.
L'expérience se révèle quelque peu surréaliste.
Qu'à cela ne tienne, je traverse le parking quasi désert avec le caddie que j'ai trouvé abandonné au milieu d'une place. Je franchis les portes coulissantes et rentre dans cet univers de lumière artificielle au milieu de boutiques fermées.
A peine le regard dans le vague du type à l'entrée pour me rappeler que je ne suis pas tout seul.
Le tout façon je suis l'homme qui a survécu à l'apocalypse (le quotidien le plus chiant, les courses en font partie, est une grande aventure quand on veut s'en donner la peine...)
Et ensuite me voilà presque Tom Cruise à Times Square dans Vanilla Sky. A perte de vue des caisses fermées. Je pousse mon caddie dans des travées désertes.
Je suis Will Smith maintenant.
A moins que je ne sois dans le supermarché du retour des morts-vivants...
En fond sonore, Christophe Mahé dit que ça fait mal...
Cependant il faut bien se rendre à l'évidence, à la caisse, il y a une vraie caissière et il faut vraiment que je paie tout ça...
Contrairement à mon impression première, le monde de consommation ne s'est pas éteint....
09 septembre 2008
Ca s'en va et ça revient...
En fait, ne plus avoir mon stagiaire a quelque peu surchargé mon emploi du temps ces jours ci.
Ce n'est pas que j'en viendrais véritablement à le regretter cependant.
Mais bon, le fait est que les journées sont occupées, stressantes et vaguement fatigantes.
Alors l'idée du moment d'écrire se voit différée, jusqu'à ce que finalement l'idée même d'écrire s'accompagne d'un soupir déchirant.
C'est assurément un mauvais pli, la voie/voix de la facilité bien sûr.
Et puis il y a aussi les jours "sans", comprendre sans envie aucune d'écrire.
Et puis quand même la reprise du sport (du moins pour l'instant... Quand je m'y serai tenu un mois, je considérerai la reprise comme avérée...) qui prend de l'énergie et accessoirement du temps.
Il faut croire que j'en oublie du coup de m'informer et que j'ai découvert avec surprise que la "Possibilité d'une île" sortait au cinéma ces jours-ci avec Benoît Magimel.
C'est magnifique, je n'étais même pas certain de savoir qu'il avait été tourné... C'est ce qui arrive quand on cesse de lire un magazine cinéma. Reste à savoir ce que donnera le film, s'il sera fidèle au livre ou un pâle reflet, ou s'il se contentera de n'aborder qu'un des aspects de l'histoire.
28 août 2008
j'aime quand un plan se déroule sans accroc...
Disait, dans les années 80, le philosophe Hannibal Smith...
Et comme il a raison, ledit Hannibal, j'aimerais moi aussi qu'il est possible que tout se déroule sans accroc!
Oui, mais voilà, ce serait beaucoup trop simple si tout se déroulait comme prévu (ça me rappelle aussi pauvre mortel, qu'on ne contrôle pas tout).
Gonflé à bloc par dix jours de visionnage intensif d'exploits sportifs et de céréales sans sucre, je me suis décidé à reprendre un entraînement intensif plus conséquent enfin à reprendre le chemin de la salle de sport.
Décidé, tel le décathlonien de la salle de sport, à multiplier les activités cardio et musculaires, dès à présent et à poursuivre à la rentrée.
C'est vrai en plus, si je me souviens bien, je m'étais réjoui de mon changement de salle de sport par les multiples possibilités fitness qu'il m'offrait à des horaires adaptés.
Mais malheur à toi qui croit à la pérennité des choses...
Le planning de l'année prochaine est venu me rappeler cette dure réalité, réduisant en quelques instants ma bonne volonté tel le paquet de chips piétiné. No more body combat pour moi (à moins que je me décide à faire 20 kilomètres en un temps record pour rejoindre un autre centre qui en propose, oui euh... Ou que je reprenne un emploi du temps d'étudiant...Donc c'est no more...) et presque no more cours qui me conviennent d'ailleurs. D'un seul coup mon nouvel abonnement de 18 mois et son coût se révèlent assez indigestes.
Adieu tonicité musculaire ou presque, à moi les appareils muscu en solitaire et le découragement qui ne manquera pas de suivre en perspective...
Comme tout un chacun je me suis dès lors retourné vers mon écran de tv pour y trouver le réconfort nécessaire pour y retrouver mes amis du département comportement de Quantico, bien décidé à ne pas me laisser abattre par l'ordre de diffusion des épisodes (pourtant manifestement confié à un ordinateur en mode aléatoire, ce que même le spectateur ostensiblement considéré comme un débile profond ne pourra que constater s'il a plus des douze ans recommandés). Mais là encore une déconvenue. Je me relève sur mon canapé, Gayden a quitté la série? Comme ça sans qu'on nous diffuse l'épisode précédent avant?
C'en est trop pour un jour...
Je vais pleurer sur l'épaule de mister T...
22 août 2008
if it makes you happy, it can't be that bad...
Hier soir après une courte mais intense séance de natation dans l'eau frisquette, quelques pompes et abdos sous le soleil déclinant mais bien agréable, j'étais plus zen.
Le décalage entre les deux moments de la journée m'a saisi il faut bien le dire. Prise de tête l'après-midi et le soir en train de sécher au soleil après m'être baigné...
Jadis, je faisais des super d'entraînement pour le marathon après des journées de merde. Le stress et la rage, sources de performance?
Entre ça et des anabolisants, pourquoi pas?
Un cigare plus tard dans la soirée a achevé de me détendre (sportir mais un peu épicurien)
Relativiser.
Une fois de plus. Quelque part, ça me fait presque sourire sur le moment. Et allez, je suis encore une fois au bord de l'explosion.
Eviter de laisser les petites choses prendre trop d'importance et me grignoter de l'intérieur. Ces contrariétés à présent sont plus source d'énervement que d'angoisses comme cela pouvait être là il y a quelques années (preuve que l'âge apporte un peu de sérénité malgré tout). Je sais où j'en suis aujourd'hui.
Et puis repenser aux moments difficiles d'il y a deux ans, histoire de se remémorer ce qui était autrement plus douloureux.
Le tout avec un recueil de house (compilation warp années 90) en fond sonore, puis avec le dr house comme compagnon acâriatre, faute de mieux, la chaîne se choisissant plus par désoeuvrement que par véritable coup de coeur...
