20 octobre 2009
1 demande d'ajout à une liste d'amis
Ma vie de geek passe tous les jours par un certain site au logo bleu frappé d'un f.
Comme tout un chacun (du moins chacun de ceux qui ont ajouté à leur vie sociale ce pmerveilleux outil) je scrute chaque jour, sans vraiment en attendre quoi que ce soit, l'onglet des demandes d'ajouts "d'amis", les guillemets se justifiant tant le terme peut sembler élastique avec certaines demandes.
Personnellement, je suis loin d'ajouter tout et n'importe qui (quoique...;-)).
Toutefois, je pressentais qu'un beau jour, la réalité et ce réseau virtuel ne manqueraient pas de se téléscoper. Je parle de ces demandes qui enchantent telles que celle de la copine de notre vieux copain. Celle-là même avec laquelle on a peu d'atomes crochus, dont les copines nous insupportent encore plus, celle grâce à qui on ne voit plus notre pote que quelquefois, en espérant qu'un verre de plus nous nous permettra de lui trouver du talent.
Alors forcément, quand on considère la somme d'absences d'intérêts communs qui nous rapproche, on est comme moi, un peu porté à hésiter à lui donner accès à ce petit pan de vie "online", aux échanges qui y figurent et même aux quelques photos affichées parce que si on ne lui raconte pas ses week-ends à cette fille, on n'a pas vraiment envie qu'elle aille se servir directement dans l'album pour en savoir plus.
Alors pourquoi l'ajouter finalement?
Pourquoi y penser en tout cas?
Parce que la prochaine fois si on n'a rien fait, on aura rendu plus évident le fait que "bon, ben ça marche pas trop entre nous" lors de la prochaine rencontre et que par rapport au bon pote, c'est un peu délicat.
On se surprend bien sûr à espérer qu'un jour prochain le statut de notre pote sera modifié et qu'on pourra aussitôt en geste de solidarité fermer les écoutilles de cet espace et balancer la donzelle aux oubliettes.
On l'espère là comme on l'espère ailleurs, discrètement, dans un coin de son esprit qu'on voudrait plus petit.
Et en attendant, on regarde la demande d'ajout en haut de la page, on soupire un bon coup et on se demande ce qu'on va faire et si de toute façon on a vraiment le choix...
31 décembre 2008
et comme disait Cousteau...
Non, pas le commandant au bonnet rouge dont les odyssées sous-marines ont pourtant peuplé mes jeunes années de rêves de palmes (au pied ou sur les arbres), de tubas et de cages en métal pour observer les requins avec également cette photo qui a marqué mon imaginaire du dos de ce type qui avait apparemment été mâchonné avant d'être jugé gustativement peu satisfaisant.
Bref, comme chaque année à la même date, c'est le dernier jour de l'année.
Ce blog contient sur d'autres pages les témoignages de mes angoisses liées à ce jour... Pourtant cet année, bien que le ciel soit d'un gris pesant et que le vent d'autan ait décidé que deux jours d'abstinence, c'était bien suffisant, je me trouve moins désabusé qu'à l'ordinaire.
Peut-être aussi que le fait de ne pas avoir pu voir plus loin que le bout de ma poche de perf ces derniers temps y est pour quelque chose. Pendant plusieurs jours, j'envisageais presque sereinement la perspective de recevoir ma dose bimensuelle hier ou aujourd'hui et donc d'être patraque pour le 31 sans pour autant avoir abusé des bonnes choses sans la modération que la publicité recommande ,sans certainement avoir consommé 5 fruits et légumes dans la journée, ce que la morale réprouve qui plus est en ayant fumé en présence de public, ce qui tue rend impuissant et passible d'une amende.
Tout ceci en contrepartie d'un Noël "normal" à l'exception du port du bonnet -pas forcément rouge gansé de blanc - auquel je me suis habitué.
Je n'ai donc pas eu l'occasion, ni l'envie de me projeter dans la perspective de cette soirée fatidique et dans l'absence de plans formidables. Je me suis consolé en pensant que la maladie allait sans doute me donner le rôle de trouble-fête et me tenir à l'écart des projets.
C'est sans doute donner trop peu d'importance au déperissement de la vie sociale du trentenaire sans enfants, éloigné de ses congénères à marmaille et de ses camarades plus jeunes et plus résistants à l'alcool et aux veillées répétées. Soit, mais passons.
Pas de souvenirs mémorablement alcoolisés en perspective par conséquent, d'after improbables mais bourrés d'électro dont le sourire franc mais éméché peut tenir à l'écart (message personnel: d'ailleurs gros naze, c'est fermé maintenant, tu fais moins le fier hein? fin de l'apparté).
Tant pis, ce sera pour une autre fois ;)
30 décembre 2008
barbade...
Pratiquement aussi précis qu'un métronome, ma barbe et mes cheveux ont commencé à se faire la malle le 22ème jour du traitement.
C'est ballot, je me croyais malin, je pensais que je pouvais défier les statistiques, qu'une coupe à 3mm devait suffire. J'en avais profité pour laisser pousser ma barbe et la tailler à la même longueur, un peu pour prendre ma revanche sur ce temps pas si lointain où je manquais de matière - et donc de poils- pour dessiner le bouc de rigueur (rétrospectivement, je ne regrette pas vraiment d'ailleurs). Mais là, ma barbe était - pour une fois beaucoup plus - satisfaisante.
Jusqu'à ce matin où à la mousse de rasage se sont mêlés quelques poils noirs, trop nombreux pour être innocents. Je me retrouvé tout con à regarder dans le creux de ma main, à me regarder dans le miroir, àA voir les traces plus claires sur mon crâne, à me gratter le menton du bout de l'ongle et constater que se raser avec le plat de la main devenait presque concevable...
Etre prévenu est une chose. Mais ça ne suffit pas se préparer tout à fait. Devant le fait accompli, je me suis senti - aussi idiot que cela puisse paraître- trahi par mon corps. Dans quelques temps, quand tout ceci sera fini, quand tout aura repoussé puisque ce n'est qu'une question de temps, je rigolerai sans doute a posteriori de ces impressions.
Mais là, à voir mon menton ressembler chaque jour un peu plus à celui d'un adolescent en pleine puberté, je suis assez loin du look baroudeur que je pensais m'offrir pour compenser ces quelques semaine d'inconfort!
Pourtant je diffère le coup de rasoir attendant que peut-être la prochaine séance règle le problème d'elle-même et que je me réveille un autre matin sur un oreiller barbu.
Ben oui, après tout, je ne vais abandonner comme ça ;)
25 novembre 2008
j-1
Pour se distraire efficacement des angoisses éventuelles de veille de début de chimio, je recommande chaudement la déconnection de la livebox de bon matin.
Quelques secondes à peine hors secteur et si on a (comme moi) un peu de chance, on se retrouve par la suite et instantanément privé d'internet en wifi.
Mais si ça marche par ethernet, pourquoi se prendre la tête ne fut-ce qu'un seul instant?
Ben c'est quand même mieux le wifi, c'est mobile, ce qui est bien pour un portable après tout et puis comment dire, le truc "avant ça marchait/maintenant ça marche plus" a le don de provoquer une certaine nervosité chez moi...
Nervosité que les tentatives répétées ne parviennent pas vraiment à apaiser.
C'est vrai que du coup, je n'ai pas forcément pensé à mon après-midi injection ni au programme culturel que je m'octroierai pour l'accompagner.
Un peu de zelda?
Un peu de lecture?
Un dvd sur petit écran?
Et même pourquoi pas un peu de lecture (tâchons encore d'enrichir ce qui me reste de cerveau à autre chose qu'à finir bioschock ou autre manhunt...)?
Oui pourquoi pas. Ca évitera de penser à ma coupe de cheveux qui pourait devenir résolument plus courte.
Enfin tout ça quoi.
Résultat, tel le geek de base, je reviens à l'assaut de mon portable pour la 15ème fois de la journée, avec une fenêtre ouverte sur le net, presque rassuré par le nombre de pages consacrées à des tourments du même acabit que les miens...
Et là (sans vraiment que je comprenne pourquoi d'ailleurs mais bon, tant pis, je ferai sans...), le miracle de la connection se produit, j'arrache du coup fébrilement la prise histoire de vérifier s'il n'y a pas possibilité de prolonger un peu la prise de tête, mais non... Ca marche...
On n'est peu de choses quelquefois...
31 octobre 2008
my breakfast is rich...
C'est dommage, mais je n'ai pas l'impression que beaucoup d'émissions ou de reportages à la télé aient mis le doigt sur ce problème.
Pourtant il semble plutôt gagner en importance, c'est évident.
C'est celui du petit déjeuner à l'hôtel.
Oui ce moment de réconfort pour démarrer la journée qui bien souvent s'avère une succession d'événements malencontreux qui devraient attirer la compassion de Julien COurbet.
Il y a d'abord la vaste blague de la plage horaire prévue à cet effet. Malheur à celui qui compte profiter de quelques minutes supplémentaires de sommeil, la dernière demi-heure semble clairement destinée à le lui faire payer et les plateaux vides sont là pour le lui rappeler, il fallait arriver plus tôt (ou accepter de voir sociabiliser dès le matin avec la/le préposé(e) et tenter de négocier pour l'obscur objet du désir qui fait défaut puisse revenir des cuisines, ce qui peut s'avérer quelque peu hardu mais fera en tout cas ressentir tout le poids de la culpabilité nécessaire)
Il y a le jus de fruits. Relisez bien, le jus-de-fruits. Cet ingrédient qui faisait la supériorité du petit-déjeuner pris ailleurs que chez soi il y a quelques années encore. Le premier pas vers le 5 fruits et légumes par jour. Pas d'illusions, il n'y aura pas de pulpe dans le verre et le mot frais est à proscrire. C'est un banal jus d'orange industriel, même pas celui qu'on s'achèterait pour soi!
Et puis le petit déjeuner à l'hôtel, c'est l'occasion de faire provision de calories, alors il y a le jambon. Le jambon. Oui, ce truc vaguement rose et triste découpé en quatre, c'est la force protéinée du petit déjeuner, qui semble venir d'un bloc d'épaule, celui du bas du rayon du supermarché...
Alors oui, quelquefois il y aura les oeufs brouillés... Quand ce ne sont pas juste quelques oeufs durs dans une assiette...
Et le café qui cuit sur son réchaud? C'est pas délicieux? C'est pas american way of life? Si un peu, mais il n'est pas servi à table par une matrone à petit tablier et chewing gum (qui ne manquerait pas de rappeler que le service n'est pas compris d'ailleurs).
Mais et la viennoiserie me direz-vous? Après tout ici c'est plutôt croissan pain-beurre que saucisse omelette. Ben s'il en reste, et qu'il est moelleux à souhait, on pourra dire qu'on est assez verni...
Mais le tout à volonté bien entendu, pourvu qu'on ait une volonté pas trop démesurée cependant...
Tout ça, bien sûr, pour le prix d'un déjeuner au restaurant...
Ca fait rêver non?
30 octobre 2008
il est minuit Dr Ross...
En fait il était un peu plus tôt que cela.
Mais après tout, pourquoi se contenter de regarder Grey's anatomy, alors qu'on peut s'offrir un vrai passage aux urgences? Hein? Pourquoi?
C'est vrai que ce serait dommage de se priver, d'autant que la réalité vaut pratiquement la fiction.
Je passerai rapidement sur les circonstances qui m'y ont amené qui se limitent à une maladresse regrettable dans la manipulation d'objets en verre...
C'est vrai que c'aurait été dommage, de ne pas pouvoir brandir ma main sanguinolante en guise d'explications de mon arrivée dans le service (main sanguinolante qui ne suscite pas plus d'inquiétude que cela chez mon interlocutrice ce qui a un effet relativement apaisant finalement).
C'est aussi l'occasion de se faire un peu moquer sur la banc de la salle d'attente "ha vous aussi? Mon mari c'est pareil.".
Effectivement, une fois à l'intérieur, le type que je croise me gratifie d'un large sourire avec sa main bandée.
Il paraît que c'est la série ce soir. Le type dans le box d'à côté semble le prouver, sauf qu'il a des difficultés à admettre qu'il vaudrait mieux qu'il s'abstienne de mettre les mains dans un moteur pendant quelques jours, même s'il "fait attention et ne salit pas la plaie".
Il y a aussi le type qui téléphone parce qu'il a mal et qu'il voudrait passer pour qu'on lui pose une perf pour le soulager. Le médecin de garde brise ses rêves en lui disant que la perf qu'on lui mise il y a trois jours n'est ni plus ni moins efficace que le comprimé de doliprane qu'il est prié de prendre chez lui. Il semble avoir beaucoup de mal à admettre que c'est la même molécule. D'ailleurs j'entends après le grand soupir qui suit la fin de l'appel qu'il appelle tous les soirs. Un de ces habitués auxquels les séries nous ont -aussi- habitués.
Peut-être n'est-il pas insensible aux charmes de la blouse blanche, comme cet autre type, qu'une interne qui a fini sa garde raccompagne à la porte et qui se demande si elle ne pourrait pas le déposer chez lui. Ses rêves (ou juste sa tentative de se faire raccompagner, ne voyons pas le mal partout) s'arrêteront manifestement sous la pluie qui détrempe la nuit...
C'est bien parce que ça fait même pouffer de rire la doctoresse qui est en train de me recoudre le doigt. Bonne ambiance entre infirmières et médecins.
On resterait presque davantage pour profiter du spectacle.
Mais bon, quatre points pour la soirée, ça suffira...
16 octobre 2008
'cause that will be the day...
Peut-être qu'après tout, c'est possible de passer une bonne journée.
Peut-être que si soi-même on l'a décidé, c'est possible.
Certes, ça n'ira pas sans peine bien sûr.
Ca suppose qu'on aura passé sur la trop courte mauvaise nuit qui précède (grâce peut-être à la fée cortisone qui continue à fondre sous la langue de bon matin).
Ensuite, bien sûr, on pourra se permettre de souffler entre ses dents un "pauvre connasse", quand une voiture vous aura grillé la priorité, sans marquer ne serait-ce qu'un dixième de seconde considération de mon existence (ceci dit, je pense que le coup de klaxon a permis, dans son propre intérêt bien entendu, de la tirer de ses pensées et d'éviter qu'elle s'expose sans prudence aux dangers de la route).
Prêter l'oreille sans froncer les sourcils à l'écoute des informations ô combien rassurantes pour l'avenir.
Et faire fi des contrariétés potentielles ou avérées qui ne manqueront pas de se présenter au cours de la journée, grâce à ces personnes qu'on a la joie de croiser et qui font semblant de ne comprendre que ce qui les arrange alors leur bol de fiel procédural à la bouche.
Peut-être faut-il simplement y croire un peu, s'en persuader, pour finalement arriver à une bonne soirée, à son rythme, à écouter Patriick commenter une table de poker haute en couleurs dans l'ombre lointaine d'un casino américain.
Peut-être que cela suffit d'ailleurs à se voir proposer par son boss alors qu'on ne s'y attendait pas deux places de concert pour ce soir (musique classique histoire de varier les plaisirs, opportunité à saisir et moyen s'il en est de sortir de la routine quotidienne qui si on la laisse faire nous écrase jour après jour...)
Peut-être qu'il faut d'abord vouloir que ce soit une bonne journée avant d'y croire...
Peut-être devrais-je y penser plus souvent...
15 octobre 2008
Cortisone mon amie...
Si, malgré tout...
C'est ce que je me dis vu la pêche que ça me donne temporairement, alors même que je continue à cracher mes poumons.
Bien sûr, il y a quand même un mieux, sinon tout cela serait seulement navrant.
Mais est-ce que je ne le dois pas aussi à l'ajout d'une dose de whisky irlandais à l'apéritif, histoire d'adoucir ma gorge?
Ou à l'écharpe qui m'accompagne dès que je rentre chez moi, malgré la température clémente pour la saison?
Ou encore au fait que question efforts et salle de sport, le programme est pour l'instant léger: point de chorégraphies violentes et de coups de pieds circulaires, ni même de séries de squatts agrémentées -certes- de la vision des fessiers galbées et gainées de strech des demoiselles qui partagent ma souffrance.
Je reste au chaud, à profiter de l'absence de programme tv concluant (à l'exception de la barbe grisonnante de ce cher Grissom et de la pâleur fantômatique de Lilli Rush, le tout mû par une habitude plus que par l'intérêt véritable de la série), à me redonner la pêche à coups de westerns en technicolor désuet et de musique, alternant électro redynamisante et jazz déstressant (tel Tal Farlow à l'heure actuelle).
A pianoter sur internet pour ne pas changer aussi bien sûr.
A cuisiner plus que d'habitude ce qui n'est pas difficile quand on arrive une bonne heure et demi plus tôt chez soi (sauf si on ne prend pas la peine de décongeler l'élément de base pour le dîner, auquel cas, la préparation se retrouve très légèrement différée...)
A lire pas mal. C'était d'ailleurs difficile de trouver un successeur aux tribulations financières et pas si trash que ça du héros de Martin Amis dans Money. J'attendais sans doute quelque chose de plus brett... Et je me retrouve avec une fin un peu convenue...
Il me restait le troisième tome de Millenium qui me fait tellement penser à la plage et aux vacances tant je les ai vus fleurir à l'ombre des transats.
Et quelques pages de Nietzsche et du gai savoir, par-ci par-là, au détour de baisses de moral (pour avoir l'impression de lire plus intelligent et se donner des arpents pour penser un peu, voir penser mieux) que j'ai pu connaître avant l'arrivée de la fée cortisone.
Ensuite m'attendent l'hirsute Michel et le brushé Bernard pour leur correspondance.
Sauf si d'ici là, je vais mieux et que j'enchaîne les apéros à l'extérieur pour fêter çà ;)
09 octobre 2008
dis moi ce que tu dépenses...
Je te dirai qui tu es...
Je regarde mon relevé ô combien exaltant de ces dernières semaines.
J'y vois la suite répétée et invariable de notre plat du jour/dessert/café du midi (suite d'autant plus démoralisante qu'elle a pour effet pervers de m'ôter le côté plaisir d'un éventuel autre restaurant le week-end).
J'y vois mon plein d'essence qui ô surprise a baissé d'approximativement 3 euros (je suis à deux doigts d'exécuter une danse de la joie mais je vais tâcher de me contenir).
J'y vois les courses aussi...
Rien de bien folichon finalement pour l'instant, ha si là bas au loin, perdus dans le passé, le coût d'un billet d'avion et quelques dépenses en francs suisses.
C'est vrai que j'y verrais bien autre chose, une facture d'hôtel au bord de la mer, le nom des restaurants qui vont avec (le signe que j'ai changé d'air l'espace d'un week-end, histoire d'emplir mes sinus encrassés et congestionnés de ces embruns marins qu'on essaie de nous vendre en pharmacie), ou plus prosaiquement le signe que j'ai actualisé mon stock de costumes (le signe que je me suis lamentablement laissé aller lors d'un ballade downtown).
Mais soyons raisonnables, les vacances sont pour... Dans presque un mois!!! (nouvelle tentative avortée de danse de la joie). Alors peut-être que oui, quand je verrai sur mon relevé le solde des vacances, il aura meilleure mine lui aussi (sans que ce soit l'effet secondaire et direct d'une crème légèrement matifiante) ;)
07 octobre 2008
trop beau pour durer...
Et trop beau que je réussisse à passer à côté, à l'heure où le soleil brille encore, certes, mais où le fond de l'air s'avère, comment dire... Légèrement frisquet...
Et puis cela faisait presque 48 h que je paraissais être débarassé de mon angine, alors il était temps...
J'aurais dû me méfier lors du premier éternuement.
Mais non, j'ai continué ma journée comme si de rien n'était, alors même que les éternuements se rapprochaient.
Le résultat est à la hauteur de mes espérances avec une augmentation aussi exponentielle que brutale des supports en papier de toute nature (mouchoirs, serviettes, papier rose) roulés en boules humides, tandis que mon cerveau continue de s'écouler à un rythme effréné.
Le tout est de réussir à stopper l'invasion galopante de petits paquets froissés -et humides- dans les poches et dans divers recoins.
J'y travaille, j'y travaille, malgré l'espèce de masque qui maintient mes yeux mi-clos et me donnent cet air tellement éveillé, que je peux accompagner d'un reniflement sonore en demandant "hein? Qu'est-ce que t'as dit?".
Voilà le résultat....
Mais, mais, néanmoins, saisissant ce vil prétexte pour déserter la salle de sport, j'ai pu, tout en reniflant autant que j'en avais envie, me livrer au nettoyage/lustrage/polissage complet de tout ce que ma "retraite" comptait de faience et carreaux de formes diverses et variées...Un genre de denier sursaut d'énergie...

