20 octobre 2009
1 demande d'ajout à une liste d'amis
Ma vie de geek passe tous les jours par un certain site au logo bleu frappé d'un f.
Comme tout un chacun (du moins chacun de ceux qui ont ajouté à leur vie sociale ce pmerveilleux outil) je scrute chaque jour, sans vraiment en attendre quoi que ce soit, l'onglet des demandes d'ajouts "d'amis", les guillemets se justifiant tant le terme peut sembler élastique avec certaines demandes.
Personnellement, je suis loin d'ajouter tout et n'importe qui (quoique...;-)).
Toutefois, je pressentais qu'un beau jour, la réalité et ce réseau virtuel ne manqueraient pas de se téléscoper. Je parle de ces demandes qui enchantent telles que celle de la copine de notre vieux copain. Celle-là même avec laquelle on a peu d'atomes crochus, dont les copines nous insupportent encore plus, celle grâce à qui on ne voit plus notre pote que quelquefois, en espérant qu'un verre de plus nous nous permettra de lui trouver du talent.
Alors forcément, quand on considère la somme d'absences d'intérêts communs qui nous rapproche, on est comme moi, un peu porté à hésiter à lui donner accès à ce petit pan de vie "online", aux échanges qui y figurent et même aux quelques photos affichées parce que si on ne lui raconte pas ses week-ends à cette fille, on n'a pas vraiment envie qu'elle aille se servir directement dans l'album pour en savoir plus.
Alors pourquoi l'ajouter finalement?
Pourquoi y penser en tout cas?
Parce que la prochaine fois si on n'a rien fait, on aura rendu plus évident le fait que "bon, ben ça marche pas trop entre nous" lors de la prochaine rencontre et que par rapport au bon pote, c'est un peu délicat.
On se surprend bien sûr à espérer qu'un jour prochain le statut de notre pote sera modifié et qu'on pourra aussitôt en geste de solidarité fermer les écoutilles de cet espace et balancer la donzelle aux oubliettes.
On l'espère là comme on l'espère ailleurs, discrètement, dans un coin de son esprit qu'on voudrait plus petit.
Et en attendant, on regarde la demande d'ajout en haut de la page, on soupire un bon coup et on se demande ce qu'on va faire et si de toute façon on a vraiment le choix...
06 mars 2009
à volonté...
A volonté, ça veut avant tout dire qu'on peut en prendre autant qu'on le souhaite, qu'on le veut et éventuellement qu'on le peut.
C'est à chacun de faire comme il le sent. Selon son propre libre-arbitre, en prenant ses responsabilités.
Parce que ce n'est pas forcément rendre service aux gens que de nier leur responsabilité individuelle... Ce n'est pas à la loi de régir l'abus ou non, s'il n'a de conséquence que pour soi-même. Très sincèrement ça me donne la nausée (et j'ai une certaine expérience en la matière ;) de voir la suppression des open bars sous prétexte de "protéger les jeunes".
Ce n'est pas une surprise ni une nouvelle que les jeunes se fracassent la tête le week-end (avec ou sans open bar). C'est pas la meilleure idée du monde, mais c'est comme ça et puis c'est une période qui passe.
Personnellement, l'open bar n'a jamais été pour moi l'occasion de me fracasser la tête plus qu'autrement. Il faut dire que personnellement je n'ai jamais cherché à absorber le max d'alcool en un minimum de temps. Il y a toujours des abrutis pour faire des trucs débiles et malheureusement on n'y peut rien pour eux.
Ma philosophie a toujours plutôt été d'aller plus loin dans la nuit.
J'ai bu un peu, suffisamment à chaque fois, suffisamment pour me rester légèrement déshinibé, de bar en boîte. Grisé par la nuit et la musique.
J'ai eu des nuits courtes, assommé par le whisky perrier et puant la fumée et des matins avec la langue pâteuse.
Des gueules de bois à m'empêcher de pencher la tête pour remplir la casserole d'eau pour me faire un thé. J'ai dormi tout habillé ou retrouvé mes fringues éparpillées sur le chemin de la porte (ouverte?) à mon lit.
J'ai vidé dans des escaliers sombres des verres qu'on me mettait dans la main alors que mon foie hurlait "nooooon" et qu'en fermant les yeux, je ressentais ce bourdonnement si délectable, celui qui fait tourner les plafonds quand on finit par s'allonger.
Oui j'ai bu, avec excès sans doute quelquefois, j'ai marché sur un nuage et sans doute pas très droit en rentrant chez moi, respiré profondément pour réussir à enclencher ma clé dans la serrure ou dormi la tête sur la ceinture de sécurité (et peut-être un filet de salive sur le menton) quand j'avais la chance d'être motorisé.
Mais bon voilà, j'ai mesuré mes excès en me levant le lendemain, comme un automate certes, mais en me levant pour aller à la fac (ou au boulot plus tard). J'ai pris mes responsabilités.
C'est tout.
30 octobre 2008
il est minuit Dr Ross...
En fait il était un peu plus tôt que cela.
Mais après tout, pourquoi se contenter de regarder Grey's anatomy, alors qu'on peut s'offrir un vrai passage aux urgences? Hein? Pourquoi?
C'est vrai que ce serait dommage de se priver, d'autant que la réalité vaut pratiquement la fiction.
Je passerai rapidement sur les circonstances qui m'y ont amené qui se limitent à une maladresse regrettable dans la manipulation d'objets en verre...
C'est vrai que c'aurait été dommage, de ne pas pouvoir brandir ma main sanguinolante en guise d'explications de mon arrivée dans le service (main sanguinolante qui ne suscite pas plus d'inquiétude que cela chez mon interlocutrice ce qui a un effet relativement apaisant finalement).
C'est aussi l'occasion de se faire un peu moquer sur la banc de la salle d'attente "ha vous aussi? Mon mari c'est pareil.".
Effectivement, une fois à l'intérieur, le type que je croise me gratifie d'un large sourire avec sa main bandée.
Il paraît que c'est la série ce soir. Le type dans le box d'à côté semble le prouver, sauf qu'il a des difficultés à admettre qu'il vaudrait mieux qu'il s'abstienne de mettre les mains dans un moteur pendant quelques jours, même s'il "fait attention et ne salit pas la plaie".
Il y a aussi le type qui téléphone parce qu'il a mal et qu'il voudrait passer pour qu'on lui pose une perf pour le soulager. Le médecin de garde brise ses rêves en lui disant que la perf qu'on lui mise il y a trois jours n'est ni plus ni moins efficace que le comprimé de doliprane qu'il est prié de prendre chez lui. Il semble avoir beaucoup de mal à admettre que c'est la même molécule. D'ailleurs j'entends après le grand soupir qui suit la fin de l'appel qu'il appelle tous les soirs. Un de ces habitués auxquels les séries nous ont -aussi- habitués.
Peut-être n'est-il pas insensible aux charmes de la blouse blanche, comme cet autre type, qu'une interne qui a fini sa garde raccompagne à la porte et qui se demande si elle ne pourrait pas le déposer chez lui. Ses rêves (ou juste sa tentative de se faire raccompagner, ne voyons pas le mal partout) s'arrêteront manifestement sous la pluie qui détrempe la nuit...
C'est bien parce que ça fait même pouffer de rire la doctoresse qui est en train de me recoudre le doigt. Bonne ambiance entre infirmières et médecins.
On resterait presque davantage pour profiter du spectacle.
Mais bon, quatre points pour la soirée, ça suffira...
16 octobre 2008
'cause that will be the day...
Peut-être qu'après tout, c'est possible de passer une bonne journée.
Peut-être que si soi-même on l'a décidé, c'est possible.
Certes, ça n'ira pas sans peine bien sûr.
Ca suppose qu'on aura passé sur la trop courte mauvaise nuit qui précède (grâce peut-être à la fée cortisone qui continue à fondre sous la langue de bon matin).
Ensuite, bien sûr, on pourra se permettre de souffler entre ses dents un "pauvre connasse", quand une voiture vous aura grillé la priorité, sans marquer ne serait-ce qu'un dixième de seconde considération de mon existence (ceci dit, je pense que le coup de klaxon a permis, dans son propre intérêt bien entendu, de la tirer de ses pensées et d'éviter qu'elle s'expose sans prudence aux dangers de la route).
Prêter l'oreille sans froncer les sourcils à l'écoute des informations ô combien rassurantes pour l'avenir.
Et faire fi des contrariétés potentielles ou avérées qui ne manqueront pas de se présenter au cours de la journée, grâce à ces personnes qu'on a la joie de croiser et qui font semblant de ne comprendre que ce qui les arrange alors leur bol de fiel procédural à la bouche.
Peut-être faut-il simplement y croire un peu, s'en persuader, pour finalement arriver à une bonne soirée, à son rythme, à écouter Patriick commenter une table de poker haute en couleurs dans l'ombre lointaine d'un casino américain.
Peut-être que cela suffit d'ailleurs à se voir proposer par son boss alors qu'on ne s'y attendait pas deux places de concert pour ce soir (musique classique histoire de varier les plaisirs, opportunité à saisir et moyen s'il en est de sortir de la routine quotidienne qui si on la laisse faire nous écrase jour après jour...)
Peut-être qu'il faut d'abord vouloir que ce soit une bonne journée avant d'y croire...
Peut-être devrais-je y penser plus souvent...
10 octobre 2008
on the air ....
Ce matin, sur le trajet (ce qui signifie d'une part le soleil dans la gueule à travers mon pare-brise d'une propreté plus douteuse que je n'aurais cru et d'autre part face à une voiture au siège passager élégamment habillé de jaune fluo), j'écoutais des auditeurs déverser leur bile sur Michel Houellebecq et BHL, pour l'occasion directement dans les oreilles des intéressés.
Franchement, tant de colère pour si peu, je me disais que ça ne valait pas forcément le coût de se prêter au jeu. Si, peut-être. Je les en ai trouvés sympathiques. Non pas que personnellement je nourrissais une quelconque rancune à l'égard de Houellebecq (j'avais vraiment aimé "La possibilité d'une île") ou à l'égard de BHL (qui m'inspire surtout de l'indifférence). Mais là, en les entendant s'expliquer sur leur correspondance et répondre avec une certaine bonhomie à la vindicte populaire, je me suis dit que leur bouquin ne devait pas être dénué d'intérêt (ce qui veut à peu de chose près dire que je vais sans doute le lire).
C'était d'autant plus marrant d'entendre l'un se faire traiter de dandy et l'autre de potache sans le sous et d'y voir là encore une provocation des intéressés.
A mon avis, c'est pousser le bouchon un peu loin (même si la parka à capuche en studio me laisse un peu perplexe à part pour un groupe de rap).
D'ailleurs Houellebecq a eu cette réponse très "breteastonelisienne": "hé, mais c'est une parka camel et une chemise burberrys, c'est pas des fringues de clodo", ce que venant de lui, qui ne semble pas forcément attaché à une présentation somptuaire, assez jubilatoire.
03 octobre 2008
pnc aux portes, désarmement du toboggan...
Je crois pouvoir affirmer que je fais partie des gens qui n'ont pas vraiment beaucoup de chance quand ils voyagent, principalement en avion (d'un autre côté je voyage plutôt rarement à dos de chameau, mais on peut supposer que si c'était le cas, j'aurais des difficultés inombrables et propres à ce type de transport).
Mon dernier week-end en est une démonstration plutôt éclatante.
- je suis celui qui se retrouve à côté d'un type qui lit son journal comme s'il était seul dans la rangée (ce qui, c'est vrai me permet pratiquement de lire le quart droit de son journal sans avoir à me pencher, mais bon...)
- je suis -sur le même vol- celui qui doit par conséquent batailler pour réussir à placer un morceau de coude sur l'accoudoir.
- je suis -toujours sur le même vol- celui qui se retrouve à côté du type (le même si si) qui va réussir à se lever quatre fois pendant un vol d'1h15 et au-dessus de qui on se penche pour regarder par le hublot, parce que c'est et il faut bien en convenir, l'arrivée à Roissy Charles de Gaulle, et notamment les structures au sol avant que l'avion s'arrête c'est trop trop beau (et pourtant, je doute fortement que c'ait été son premier vol)
- je suis celui qui se retrouve derrière un type qui a décidé d'abaisser au maximum son dossier de fauteuil, comme s'il allait passer la nuit dans l'avion, alors même qu'il sent une vague résistance et pour cause, ce sont mes genoux qui coincent et qui, malgré toute la bonne volonté dont je pourrais faire preuve ne pourront pas être plus loin. C'est vrai que sur un vol d'1h, c'est important de pouvoir reculer son dossier...
- je suis celui dont le bagage n'arrive pas bien sûr, celui qui voit le tapis roulant s'arrêter vide, alors que tout le monde s'est déjà barré (mais qu'à cela ne tienne, mon bagage est prévu sur le prochain vol, à croire que mon bagage, soudainement mû par une volonté propre, a préféré retarder son départ pour pouvoir faire du shopping tranquillement dans l'aéroroport)
- je suis celui qui au retour se retrouve sur le vol du type qui a oublié son camescope au contrôle de sécurité, mais à l'autre bout de l'aéroport et grâce à qui on va pouvoir partir avec 20 minutes de retard et se speeder davantage pour attraper le deuxième vol (vive les correspondances de moins d'une heure).
- enfin je suis celui qui arrive presque ventre à terre devant la bonne porte mais dont le 2d vol, "en raison de l'arrivée tardive de l'appareil" prendra à nouveau 20 minutes de retard.
Et pourtant j'aime bien l'avion...
C'est lui qui ne m'aime pas...
30 septembre 2008
rien mais pas que...
Ben alors?
On voit plus de nouveaux messages?
Non, on n'en voit plus c'est vrai.
En fait si je n'écris pas, c'est parce qu'en ce moment ce n'est pas une période extrêmement faste pour moi. Beaucoup de stress, de contrariétés diverses et variées principalement professionnelles.
C'est vrai que par le passé, je n'ai pas vraiment rechigné à mettre par écrit ce qui me contrariait.
Oui certes...
Mais je n'ai pas l'impression, comme je pouvais l'avoir alors, qu'écrire encore et toujours que je passe une journée de merde serait intéressant et encore moins palpitant. Surtout j'ai la sensation très nette d'être actuellement dépourvu du recul nécessaire pour pouvoir écrire de façon satisfaisante, en voyant peut-être un bon côté, ou en tournant la situation en dérision.
C'est vrai que ça ne sert à rien de se grignoter de l'intérieur, que je n'en sortirai pas plus heureux, etc...
Malheureusement pourtant c'est zéro dérision.
Alors et le blog défouloir?
Même pour un défouloir, j'ai envie d'essayer de varier un minimum à présent, j'ai suffisament radoté par le passé.
Alors plus rien?
Ho que si. Je n'ai pas arrêté pour autant de faire des vidéos merdiques avec mon téléphone (ça, d'ailleurs, en revanche, c'est une erreur de plus en plus manifeste vu la qualité image et son. D'un autre côté ça peut donner lieu à un jeu : toi aussi, devine quel est le groupe qui chante sur ces images? Bien malin qui peut s'y retrouver au milieu du souffle...), de prendre des photos qui semblent aléatoires, ni de croiser des énergumènes en voiture.
Non, tout ça, c'est toujours d'actualité.
C'est un peu le reste qui pèse. QUi pèse un peu. Un peu trop d'ailleurs...
16 septembre 2008
En jaune et noir, j'exilerai ma peur...
En fait c'est presque dommage...
Qu'il n'ait pas été prévu l'obligation d'avoir une casquette orange fluo à porter en plus du gilet lorsqu'on s'arrête sur la route (en fait c'est plus j'avoue que l'évocation alternative "casque de chantier" est également admirablement séduisante mais point trop n'en faut).
Je suis certain qu'on aurait nombre de conducteurs élégamment coiffés qui sillonneraient la route, parce que "on ne sait jamais". J'imagine du coup le catogan poudré du grand Karl sortant discrètement de ce couvre-chef, en plus du gilet qui, pour le coup, n'a rien d'un accessoire de dandy.
Il faut croire pourtant qu'une partie non négligeable de la population y voit un accessoire de mode, qu'il ne faut pas cacher, mais au contraire exhiber sur le dossier du siège passager dans un large panel de véhicules d'ailleurs.
Ce qui tend à démontrer une fois de plus, si besoin en était, tout le bon goût dont il est possible de faire preuve en matière d'équipement automobile intérieur.
Personnellement, je ne peux m'empêcher d'imaginer l'association à ce côté désign et fluo d'un confortable et non moins élégant revêtement massage/détente en billes de bois, ainsi qu'un sapin parfumé (le feu tricolore et son parfum ayant malheureusement déserté les rayons des stations service même les plus reculées) pendu au rétroviseur, et une paire de lunettes jaunes pour augmenter le contraste de la conduite nocturne.
Soucieux malgré tout à la fois de ma propre sécurité, mais également du respect de la loi, et ayant opté pour ma part pour un rangement plus "j'ai l'habitude de voyager en avion" de cet article jaune (i.e sous mon siège), j'ai consulté attentivement le texte du décret concerné pour voir si l'exhibitionnisme de mauvais goût était de mise ou s'il était seulement une option.
Il est seulement question en fait d'avoir le gilet "dans l'habitacle" et " à portée de main". Je ne peux dès lors m'empêcher de m'imaginer le conducteur prévoyant vociférant en essayant, l'épaule presque démise, de décrocher le côté droit du gilet sans autre effet que de secouer avec énergie et détermination le dossier, sans doute déjà passablement énervé de cette interruption de son périple, quelle qu'en soit la cause.
Et à ceux qui y voient une possibilité d'éviter d'avoir à s'arrêter pour montrer à la maréchaussée qu'ils possèdent bien l'article, je répondrai en m'étonnant de ne pas voir le triangle de signalisation -également obligatoire- ouvert et dressé visiblement derrière la lunette arrière.
Ben oui, juste à côté du chien qui secoue la tête...
Ca ferait joli...
ps: je vois qu'il existe sur facebook au moins un groupe de personnes aussi sensibles que moi à l'à propos de cette façon de faire.
