21 juin 2008
on achève bien les chevaux...
Aujourd'hui j'ai regardé crever une émission.
C'est un moment bizarre. Surtout quand on s'y attend pas. Rien à avoir avec voir l'équipe de France perdre, parce qu'en fin de compte, à part ma fibre patriotique, je n'en ai rien à foutre du foot. La preuve c'est que depuis je ne regarde plus l'euro.
Là en fait, j'attendais simplement la fin de la saison.
Mais non, c'est la fin de l'émission et il y aura -tiens justement, quelle ironie du sort- du sport l'année prochaine à la même heure, du sport que je ne regarderai pas. C'est donc une plage horaire aussi qui meurt pour moi.
Alors quand "un café l'addition" de Pascale Clarke commence, tout a l'air normal, les invités sont là et ils se moquent -quelle ironie du sort- de notre Ray national.
Et pourtant déjà tout n'est pas normal. Pascale Clarke qui n'est qu'une voix est une femme aujourd'hui.
Elle est dans le bus si je peux m'exprimer ainsi. Et çà c'est pas normal. Et elle est émue, ça se voit. Les invités aussi mais moins. Nicolas Rey aussi. Et comme le décès est déjà annoncé, on verse déjà dans les souvenirs des uns et des autres. Il y a quelque chose de pathétique aussi dans ces petites remarques acerbes, mais elles sont tellement justifiées et il y a l'ensemble de l'équipe qui arrive bien sûr, ces autres qu'on ne voit pas.
Une émission télé ce n'est rien, c'est un truc qui apparaît sur l'écran, si on n'a rien de mieux à faire, mais c'est quand même un rendez-vous, quotidien, hebdomadaire ou autre, avec un certain regard sur l'actualité.
Alors peut-être qu'il ne doit ou qu'il ne peut rester que des regards convenus et insipides sur ce qu'on voit.
C'est dommage.
Et l'extrait de Coffee and cigarettes de Jarmush. Trop théatral bien sûr, mais question théatral, on a déjà eu notre dose cette semaine.
Un rendez-vous qui s'arrête, comme d'autres ailleurs...
So long Pascale, ailleurs sûrement.
19 juin 2008
le soleil vient de se lever...
Je me souviens d'un film avec Michael Douglas... Ca s'appelait chute libre. Il partait bosser un matin et il était pris dans un embouteillage monstre avec la clim en panne et à partir de là, il laissait sa bagnole au milieu de la route et il pétait très légèrement les plombs.
J'y ai un peu pensé hier soir en fait. Parce que au moins quand il faisait un temps de mois de novembre, au moins, on pouvait rouler -quand bien sûr la route n'était pas couverte de grêlons-.
Alors c'est vrai qu'hier il faisait beau et de nouveau chaud (enfin normalement chaud mais chaud par rapport à un mois de novembre, enfin comme ce mois de juin, il y en a encore qui suivent?).
Et du coup tout guilleret (oui, le retour du beau temps me rend -légèrement guilleret-), je me dis que je vais aller un peu transpirer en levant de la fonte et me féliciter d'avoir choisi une salle de sport bâtie comme un hangar et la température moyenne de 30° avec 70% d'humidité qui y règne (je pense que le hammam récupère l'air au dessus de la salle de cours collectif :p)
Mais comme d'un fait exprès, je me retrouve bloqué comme un con sur la route. 1h20 pour faire 11km, tout ça -notamment- parce qu'un type s'est arrêté sur le bord de la bretelle d'entrée en villeau lieu d'aller se garer plus loin pour chercher son chemin, ce qu'il fait vaguement planqué derrière un arbre.
Il a de la chance d'être à 2loose. Du côté de ma "retraite", je pense qu'il aurait été lynché, pendu par les pieds devant la mairie et éventré, vu que tout obstacle fixe ou "trop lent"est considéré comme une atteinte manifeste aux droits de l'individu, et que le dépassement est considéré comme largement possible sur une distance inférieure à 300m.
Alors finalement, tout ça pour ça, je finis par rentrer chez moi, sans avoir levé la moindre fonte, à l'avance enchanté à l'idée de croiser si la chance me sourit mon voisin que j'ai malencontreusement outragé et qui rentre chez lui quand il me voit arriver plutôt que de risquer d'avoir à me dire bonjour.
C'est vrai j'avoue. Je lui ai fait savoir que j'appréciais modérément qu'une légère fuite semble lui donner le droit de débarquer chez moi quelle que soit l'heure et de m'inonder de coups de fils inquiets et qu'il exagérait manifestement le côté tragique de la situation (abus manifeste de "sans aucun doute"). Hé ben il boude maintenant, parce que sans doute jamais de la sorte on ne lui a parlé.
Mais la rencontre n'aura pas lieu.
Je me retrouve donc avec "rien à la télé", mais ça n'est pas grave...
Ca n'est pas grave parce je sais à présent que dans 3 semaines, c'est le retour d'une des plus grandes émissions de la télé... (suspense)
28 avril 2008
En espagne personne ne vous entend crier...
C'est quoi ce film?
Le dernier né du cinéma fantastique espagnol, déjà riche du Labyrinthe de Pan et autres Orphelinats. Fruit d'un duo de réalisateurs. Filmé entièrement en caméra subjective.
De quoi ça parle?
Une journaliste et son caméraman suivent une équipe de pompiers sur une intervention "banale". Ils arrivent dans un immeuble pour secourir une vieille femme qui semble s'être blessée et est enfermée dans son appartement. Le comportement de celle-ci s'avère vite assez curieux...
On y va ou pas?
Les deux réalisateurs voulaient faire un film qui fasse peur et qui sorte de l'ordinaire. Le tournage façon reportage rappelle Blair Witch project et également certains jeux vidéos horrifiques (dans ces délicieux moments où on n'a plus de munitions du tout).
Le résultat est parfaitement à la hauteur de leurs espérances. C'est sans doute l'un des films les plus flippants qu'il m'ait été donné de voir.
Le décor, la lumière, le son, l'absence de musique participe à créer une atmosphère peu rassurante. J'avoue avoir fait un bond sur mon fauteuil à un certain moment (le vieux ressort cinématographique de la surprise a encore de beaux jours devant lui...). Les dix dernières minutes sont angoissantes à souhait et je pense que je vais me méfier des petites filles pendant quelques temps.
A voir absolument si on n'a pas peur d'avoir peur.
08 avril 2008
director's cut of the director's cut...
C'est bien une nouvelle édition qui fait suite à la précédente édition du très beau Blade Runner de Ridley Scott. La première version date de 1982, la seconde (et encore, il semblerait qu'il en traîne d'autres par ci- par là...) de 1992.
J'avais beaucoup aimé Blade Runner, cet univers froid, les décors, l'histoire. J'avais trouvé lors de chaque visionnage que la "mort" du réplicant Rutger Hauer qui prend consciencce de ce qu'est la vie était un moment de cinéma magnifique.
J'ai écouté en boucle la bande originale de Vangelis, quand j'étais dans ma grande période bandes originales... Bien sûr je ne l'avais pas vu au cinéma la première fois.
Je dois dire que je n'ai pas été frappé par les différences existant entre les deux premières versions, je me souviens d'un passage incongru avec un cheval blanc (?) qui galope dans l'herbe, la voix off ne m'ayant pas frappé dans la première version. La fin aussi différait puisque
Attention : ne pas lire ces lignes si on n'a pas vu le film
dans la première version, tout finissait bien ou presque dans le meilleur des mondes avec une fuite vers de verts pâturages (?) du couple Ford/Sean Young loin de la noirceur de la ville (sur la base ai-je lu de rushes de Shining?? cf wikipedia sur le sujet, ce qui laisse perplexe sur le travail de certains producteurs) le tout sur fond de synthétiseurs vangélisiens ( de la musique comme on n'en fait plus, heureusement peut-être). Dans la deuxième version, si ma mémoire ne me fait pas défaut, le film se terminait brutalement avec la fermeture des portes de l'ascenseur de l'appartement de Tyrell sur le même couple. Seront-ils rattrapés? La question restait entière.
Et voici que j'apprends que la vraie-version-celle-voulue-par-Ridley-Scott est sur les écrans à 2loose. Avec une nouvelle fin? Encore? Toujours pas de voix off (idée des méchants producteurs) et avec peut-être d'autres surprises. La ressortie sur écran fait suite à la sortie dvd du tout, mais je ne m'étais pas jeté sur l'objet l'année dernière.
Comment je sais ça?
Ben c'est simple, j'avais planifié ma soirée du mardi 7 mars pour aller voir "La Zona". Je vérifiais donc l'horaire sur le site sauf que... J'en vois qui ont remarqué... Il n'y a pas de mardi 7 mars ailleurs que dans mon imagination. Le 7 c'était hier, c'est donc raté. Et pour le mardi, ben pas de Zona ce soir. C'est ballot (et chiant -quelquefois- d'avoir des programmes à géométrie variable...)
25 mars 2008
le saigneur des agneaux...
Je m'excuse pour ce calembour hasardeux... Mais c'était tentant...
C'est quoi ce film?
"Black Sheep", comédie horrifique ovine néo-zélandaise.
Ca parle de quoi?
Un commando écologiste libère "accidentellement" un mouton mutant, fruit d'expériences dans un élevage. Celui-ci va transformer ses petits camarades laineux en bêtes sanguinaires.
On y va ou pas?
C'est vrai après tout, on a déjà exploité l'agressivité réelle ou supposée de tellement d'espèces (dont la tomate...) qu'après tout pourquoi ne pas envisager les moutons hein? Ils ont pas un petit air fourbe?
Sous couvert de grosse déconnade et d'un peu n'importe quoi, sans se prendre au sérieux, on nous livre ici un film réellement gore qui hors contexte en révulserait plus d'un. On est entre Planète Terreur et Shaun of the dead avec moults éventrations. Mais qu'à cela ne tienne, on en rit beaucoup, surtout quand les clichés du genre sont tournés et retournés (ha le coup de la tronçonneuse...Ou l'élimination du fléau...). On croit savoir, gavé qu'on est de séries b ou z, mais ici le réalisateur va encore plus loin. Sans compter le démontage aussi bien des militants écolo que des éleveurs apprentis sorciers. De répartie qui fait mouche en bêlements terrifiants, on vole autrement plus haut (quoique, mais au moins on s'amuse...) qu'une certaine comédie qu'on voudrait nous faire croire inoubliable mais qui surfe à peine au niveau d'un téléfilm de semaine sur la 3, Victor Lanoux en moins.
Si vous voulez rire, soyez le mouton noir de votre entourage plutôt que le mouton de Panurge...
ps: je trouve l'affiche originale autrement plus inquiétante et plus "dans le genre" que la version choisie pour la France que voici:
13 mars 2008
Soyez sympas, rembobinez
J'aurais bien mis le titre original "be kind rewind" qui sonne autrement mieux, parce que je suis certain que le titre de ce film fait fuir certains spectateurs, mais bon, c'est le nom alors...
C'est quoi ce film?
La nouvelle réalisation du français Michel Gondry, quelque peu décalé, qui avait également réalisé le très beau "Eternal sunshine of the Spotless mind", avec Jim Carrey.
De quoi ça parle?
Un type magnétisé (oui, oui comme un aimant) suite à un "accident" efface toutes les cassettes d'un vieux video club dans lequel bosse son copain. Pour sauver la boutique et l'immeuble qui l'abrite ils vont commencer à retourner avec les moyens du bord tous les films.
On y va ou pas?
Oui, parce que ce film a plusieurs atouts.
Tout d'abord et surtout, parce qu'on s'amuse. Le côté complètement déjanté (démagnétisé?) de l'ensemble auquel Jack Black (qui n'est pas le frère de Franck, allusion musicale, comprenne qui peut...) contribue assez largement y est pour beaucoup. Ensuite et bien sûr il y a les films "suédés". Les parodies de films c'est un sujet déjà largement exploité Mais ce n'est pas ce que font les protagnistes le plus étant ici le côté "mc gyver" et les effets spéciaux bricolés. Le tournage de sos fantômes est un grand moment. Les clins d'oeil aux cinéphiles se multiplient ensuite avec des fameuses séquences style 2001 remaniées. Mais le film ne se contente pas de séquences burlesques, il y a aussi l'aspect humain . Pourquoi humain?
Parce que le video club d'abord et les films ensuite resserent les liens entre les habitants de ce quartier populaire, regroupés malgré leurs différences et différends. Pourtant le film reste lucide et a la justesse de ne pas se transformer en "la vie est belle" de Capra, en occultant la "happy end" de rigueur, peut-être trop attendue. Il s'est certes passé quelque chose dans le quartier et c'est déjà bien, mais c'est -peut-être- tout. En fait le film s'arrête au bon moment.
Et puis il faut aussi remarquer les suites du film dont j'ai parlé hier avec les miniréalisations qui s'ajoutent sur le net. ALe spectateur devient acteur du film, il est l'un des habitants du quartier, mais il s'amuse surtout. Fort, très fort...
11 mars 2008
My own suede film...
En référence au dernier film de Michel Gondry "Soyez sympas, rembobinez" que je n'ai pas encore vu, dont je ne vais par conséquent pas faire la chronique ici.
Néanmoins, pour mémoire le film évoque les mésaventures d'un type qui efface toutes les k7 video d'un video club et qui se trouve donc obligé avec son pote de faire des remakes des films en question avec les moyens du bord, ce qui donne des résultats aléatoires.
Ca c'est le film.
Mais le net offre un genre de face b au concept, puisque j'ai découvert par hasard sur Dailymotion un concours sur le même principe: envoyer un remake d'un film connu avec les moyens du bord.
Barré, ridicule, étonnant, le résultat flirte souvent avec le grand n'importe quoi et si certaines séquences tiennent plus de la blague potache, d'autres sont vraiment surprenantes avec de vrais "faux" effets spéciaux, qui ne sont pas si lointains de ce que l'on faisait il y a quelques dizaines d'années.
En tout cas, la page vaut le détour.
A titre d'exemple, le remake d'Alien.
05 mars 2008
that's all folks...
Dimanche soir, au cours d'une de ces insomnies dont j'ai le secret, je suis tombé en zappant sur le cinéma de minuit de la 3 qui proposait une rétrospective Tex Avery.
Oui, oui, tout à fait des dessins animés.
Inutile de dire que je suis resté scotché devant jusqu'à la fin ce qui m'a conduit relativement tard...
Enfin pas si inutile que ça...
Ceux qui ne connaissent pas Tex Avery pourraient penser que je parle là de dessins animés à destination exclusive des enfants et qui n'ont par conséquent pas d'intérêt sauf si on est (un peu comme moi) vaguement attardé ou amateur de vieilleries.
Ils auraient tort.
D'abord les dessins animés de Tex Avery sont souvent vraiment amusants. Ensuite certains épisodes sont une peinture assez acide de la société américaine de l'époque avec également de nombreuses caricatures de personnages célèbres (acteurs etc...) et je ne reviens pas sur le fameux loup confronté au petit chaperon rouge relooké. Les nombreux sous-entendus dans les dialogues entre le loup et sa "proie" peuvent d'ailleurs laisser rêveur pour l'époque...
Bref un univers d'une richesse incroyable et des personnages qui prennent souvent le spectateur à partie. Soyez rassurés dimanche prochain, il y aura une deuxième soirée et une occasion de re-découvrir l'oeuvre de Tex Avery.
Plus personnellement, je dois dire que les Tex Avery s'accompagnent de tellement de souvenirs d'enfance que je les revois toujours avec autant de plaisir, ou les découvre comme un dessin animé de dimanche dernier. Tex avery c'est la "dernière séance" le mardi soir après le premier film, en famille... Ce sont les cassettes vidéos regardées encore et encore allongé sur la moquette chez mon grand père paternel... Ce sont les diffusion en fond sonore lors des fêtes de fin d'année...
Non vraiment, ce serait dommage à côté de Tex Avery....
29 février 2008
ni ce soir ni jamais...
Hier soir, pas de salle de sport. Je me suis donc retrouvé confronté, non pas à cette neige si délicatement représentée, mais finalement peu s'en faut.
A la télé comme souvent il n'y avait rien.
Pas envie de me lancer dans un énième feuilleton sur canal.
J'apprends avec stupeur que Julie Lescaut a déménagé à Paris, mais l'affection plus que modérée que je porte à ses aventures ne me poussera pas à creuser la question plus avant.
Bref, rien, ni en en prime ni en seconde partie de soirée. Comme d'hab me souffle quelqu'un de bien intentionné. Oui peut-être...(D'un autre côté heureusement qu'on n'a pas droit au droit de savoir tous les jours, ça serait difficile sinon... Peu d'émissions réussissent à ce point à marier noyer à ce point leur information dans le graveleux. Mais fort heureusement les propositions téléphoniques d'appart contre plan cul sont précédées d'un avertissement de CHarles Villeneuve "attention ces propos sont choquants". Le fait que le programme porte un avertissement destiné au moins de 10 ans montre malgré tout la connaissance aigue qu'il a du langage des cours de récré ...)
Je recours donc au plan dit plan B. Accompagné d'un cigare (fumer tue) et d'un verre de whisky (l'abus d'alcool est dangereux pour la santé); et conscient des risques que j'encours, je pioche donc dans la réserve de dvd honteusement dérobée à mes parents un film avec Mitchum que je n'ai jamais vu.
Thunder Road ça s'appelle.
C'est une petite série B, peu de personnages, une intrigue façon luc besson minimaliste, les éternels décors filmés derrière les acteurs, une action basée essentiellement sur le personnage principal et une fin crime does'nt pay. Mais la gueule de Mitchum, son éternel regard de basshound frappé par le destin (battu serait sans doute plus adéquat, je ne suis pas certain que le basshound sente à ce point le poids du destin...), qui s'emmêle systématiquement dans les pires galères, soit pour les beaux yeux d'une vamp en noir et blanc, soit juste par ce qu'il le veut bien justifie quand même une vision du film. Ici c'est le cas, il le veut bien parce que finalement il se fout grosso modo de tous ceux qui l'entourent sauf de son frangin qui se trouve sans doute être interprêté par son frère tant la ressemblance est frappante.
Je pense que peu de grands acteurs hollywoodiens ont vu autant de leurs personnages connaître une fin tragique (quoi que des fois, on est un peu soulagé par ce qu'il y a malgré tout quelques beaux enfoirés dans la liste).
Mais bon, le dvd n'a qu'un temps et ensuite je repars en quête de tracks pour une playlist. Track grosso modo vaine.
Le temps de vérifier ensuite que mon cerveau s'obstine à être plus âgé que moi et ça suffit.
Vivement le week-end qu'on se bouge!
21 janvier 2008
La visite de la fanfare
C'est quoi ce film?
Un film israelien sélectionné à Cannes. Ou le signe que j'ai poursuivi ma volonté de recherches d'autres images et d'images d'ailleurs...
De quoi ça parle?
Une fanfare de la police égyptienne est invitée en Israel pour l'inauguration d'un centre culturel. Seulement voilà, suite à une erreur sur leur destination, les musiciens échouent dans une petite ville, sans moyen d'en repartir le jour même. Diverses rencontres vont ressortir de ce concours de circonstances.
On y va ou pas?
Une comédie israelienne sur nos écrans, c'est assez rare pour qu'on en parle. D'autant plus que le résultat est assez concluant. Le film oscille entre choc des cultures et gags très visuels. L'absurde n'est pas toujours très loin et on est dans une imagerie qui pourrait évoquer Tati sur certains points. Le film joue avec le pathétique sans jamais tomber dedans ce qui était un risque. La galerie de portraits, tant des joueurs de la fanfare que des habitants de la petite ville est assez truculente et donne lieu à diverses saynètes où les joueurs de la fanfare, volontairement ou involontairement parviennent à mettre un peu de gaieté et de changement dans le quotidien des habitants, les habitants parvenant à les sortir de leur désarroi.
D'un contexte politique et culturel difficile, le réalisateur réussit à donner un film austère mais très humain, empreint d'une certaine poésie et émaillés de moments vraiment très amusants.
Alors pourquoi ne pas se laisser tenter?


