26 novembre 2008
et d'une....
Dire que là où s'étendent ces immeubles affreux cette réalisation architecturale récente je faisais des super parties de paintball il y a quelques années de cela... Enfin, bon, on s'en fout...
Première séance terminée (enfin presque mais bon demain c'est la dose bonus), ça c'est fait, comme disait l'autre il y a quelqus temps...
Je me sentais peu de choses en arrivant. Tout comme je me sentais peu de choses quand on m'expliquait le contenu des poches à perfusion diverses et variées. Je me sentais peu de choses et vulnérable en fait, comme si le traitement lui-même faisait plus flipper...
Même si c'est un peu le cas après tout...
En regardant le premier goutte-à-goutte s'écouler, je pensais que ce n'était que le début d'une longue série. Et d'une, tout comme je voyais les panneaux des kilomètres s'enchaîner sur le marathon. Un rythme à prendre, ne pas se crâmer bêtement dans les premiers kilomètres, pour pouvoir affronter plus facilement le fameux "mur".
Et même si j'étais un peu désemparé je me disais, c'est que le début, t'es en forme, c'est pas le moment de se laisser aller, plus tard peut-être l'occasion se présentera où ce sera plus dur, alors autant optimiser les premiers moments, je pensais à ce traitement comme à un marathon, auquel j'essaie de me préparer jour après jour.
La musique a son importance aussi, mon ipod gavé de bpm m'a donné des coups de boost surprenants lors de petites baisses de moral (oui même en une après-midi, les baisses de moral, même de courte durée peuvent arriver...). Rien à faire, les battements de l'électro me refilent la pêche, s'infiltrant dans mon coeur tandis que le liquide translucide parcourait mes veines et je penserais presque à la prochaine (?) soirée que je pourrais me faire ;).
Il me reste à préparer ma prochaine playlist....
25 novembre 2008
j-1
Pour se distraire efficacement des angoisses éventuelles de veille de début de chimio, je recommande chaudement la déconnection de la livebox de bon matin.
Quelques secondes à peine hors secteur et si on a (comme moi) un peu de chance, on se retrouve par la suite et instantanément privé d'internet en wifi.
Mais si ça marche par ethernet, pourquoi se prendre la tête ne fut-ce qu'un seul instant?
Ben c'est quand même mieux le wifi, c'est mobile, ce qui est bien pour un portable après tout et puis comment dire, le truc "avant ça marchait/maintenant ça marche plus" a le don de provoquer une certaine nervosité chez moi...
Nervosité que les tentatives répétées ne parviennent pas vraiment à apaiser.
C'est vrai que du coup, je n'ai pas forcément pensé à mon après-midi injection ni au programme culturel que je m'octroierai pour l'accompagner.
Un peu de zelda?
Un peu de lecture?
Un dvd sur petit écran?
Et même pourquoi pas un peu de lecture (tâchons encore d'enrichir ce qui me reste de cerveau à autre chose qu'à finir bioschock ou autre manhunt...)?
Oui pourquoi pas. Ca évitera de penser à ma coupe de cheveux qui pourait devenir résolument plus courte.
Enfin tout ça quoi.
Résultat, tel le geek de base, je reviens à l'assaut de mon portable pour la 15ème fois de la journée, avec une fenêtre ouverte sur le net, presque rassuré par le nombre de pages consacrées à des tourments du même acabit que les miens...
Et là (sans vraiment que je comprenne pourquoi d'ailleurs mais bon, tant pis, je ferai sans...), le miracle de la connection se produit, j'arrache du coup fébrilement la prise histoire de vérifier s'il n'y a pas possibilité de prolonger un peu la prise de tête, mais non... Ca marche...
On n'est peu de choses quelquefois...
24 novembre 2008
playlist electro novembre 2008
j'ai été quelque peu pris par ailleurs ces derniers temps...
Des soucis de santé qui n'ont pas forcément leur place dans cette catégorie.
En plus j'ai manqué de temps pour faire des recherches.
Néanmoins, la liste est là. Grâce principalement à Mich que je remercie, qui connaît mes goûts et qui m'a fait écouter de très jolies choses que je vous fais partager.
- Yann Tiersen and Jay Haze - comptine d'un autre été (l'après midi) /Tuning spork
- David Weed - Extatik (original mix) / Opium Musik magnifique!
- Marc Romboy - Sonora (original mix) / systematic
- Steve Angello & Sébastien Ingrosso - Partouze (original mix) / refune records
- Deadmau5 - ghost n stuff (original mix) /mau5trap
- Marco Nastic - Sreca Sreca Radost (original mix) / Jesus loved you
- Brush &Wagner - Call the Preacher (solee remix) / le bien et le mal recordings
- A-Track - Say whoa (Sinden Remix) / Kitsune
- Alex Metric - Deadly Mission (dub) / Marine Parade
- Minilogue - Doiicie A (original mix) / Minilogue
Les extraits sont écoutables ici ;)
Quelques accents oldies et mélancoliques par hasard sûrement ;)
starting blocks...
l'attente encore...
Il y a beaucoup à dire sur l'attente en milieu médical et j'en dirai peut-être un peu vu que ça m'a particulièrement frappé ces dernières semaines. L'attente dans un couloir, dans une chambre, l'attente d'un résultat, c'est comme ça bien sûr, mais il semble en tout cas totalement indifférent à tout le monde qu'on doive rester apathique, à ne rien faire sans bouquin ou autre, juste à gamberger sur la fiche d'évacuation à défaut de se poser des questions métaphysiques sur le devenir de l'homme en milieu hostile...
Enfin passons...
L'attente disais-je avant le démarrage du traitement et donc de la chimio, voilà le vilain mot est lâché mais bon, on s'y habitue assez vite finalement.
On s'y prépare du mieux qu'on peut. Physiquement et moralement.
Je repense à la préparation du marathon, à l'endurcissement auquel je m'étais préparé pendant ces quelques semaines de privations diverses et de tours de piste. Dans un seul but, arriver le jour le jour j au bout et dans les meilleures conditions.
C'est ce que je projette aussi. Mais en fait, savoir à quoi s'attendre comme effets indésirables plus ou moins sympathiques ne suffit pas. Quelle est cette fatigue dont on parle?
Celle d'une journée de merde au boulot?
Celle d'un 10km à fond de train?
Celle d'un marathon?
Celle d'une nuit de fête le lendemain à 15h?
C'est difficile de se préparer quand on ne connaît pas la sensation.
Pour le marathon on m'avait fait expérimenter la fatigue en faisant des séances lourdes, pour que le corps se souvienne. C'était facile en fait.
Là il y a cet inconnu qui effraie.
Un marathon de plusieurs mois, c'est un autre défi c'est vrai.
Alors je me préserve, je me maintiens, je me repose, pour être au top au début, pour tomber peut-être de plus haut, pour remonter plus vite. Il n'y a pas de recette. J'essaie juste.
Et j'attends... ;)
Le tout en écoutant le dernier opus de la compilation maison Kistune (il ne faut pas non plus renoncer à tout!) dont voici un extrait:
22 novembre 2008
point à la ligne
Où est-il?
Est-il parti au soleil, loin de l'internet pour une période indéterminée, laissant là la traque de l'imbécile au volant et de son gilet jaune?
A t'il sombré aux tracasseries d'un stagiaire pervers?
A t'il abandonné tout simplement cette page virtuelle.
Non en fait non, rien de tout cela.
Je m'excuse auprès de ceux qui ont pu venir ici et revenir encore et tomber sur la même exaspérante dernière note. Je sais trop ce que c'est.
J'étais là, enfin pas si loin.
Pourtant il y avait beaucoup à écrire et ce n'est pas vraiment terminé. Il y avait des bons mots c'est certain, des impressions à saisir sur le vif, il y avait des craintes et des doutes. Il y en a d'ailleurs toujours.
Il y avait aussi un peu à digérer et à assumer, sans que j'ai vraiment le choix. Le paradoxe est un peu là.
Jusqu'à présent pour ce qui avait pu me préoccuper dans ces lignes, j'avais le choix sans doute, de relativiser, de dire stop, de passer à autre chose.
Cette fois c'est impossible. Pour le moment.
Puisqu'il semble qu'il ne soit pas simple que la vie adopte les méandres d'un long fleuve tranquille.
Je suis malade.
Quand on dit je suis malade sans préciser qu'on a une bronchite, ça laisse planer un doute, un léger doute.
Malade on se rend compte qu'on l'est quand les examens se succèdent, qu'on attend sans cesse dans tel couloir ou telle chambre de clinique, quand on voit arriver la date de la fin de l'arrêt de travail, quand le téléphone sonne beaucoup plus souvent et quand on nous parle des effets secondaires du traitement.
On se dit, je me suis dit un peu "pourquoi moi?" pourquoi encore moi? Est-ce que je n'aurais pas une fois de temps en temps, le droit de me poser un peu, de regarder devant moi et d'essayer d'avancer un peu dans la vie, sans combattre quelqu'un ou quelque chose et sans pour autant affronter des moulins à vent...
Ce sera pour une autre fois. Il me faut combattre un peu malgré tout. Me préparer dans ma tête et dans mon corps aussi un peu.
Et puis pour tout dire, j'ai hésité à transformer ce blog en journal de la maladie, en cahier de mes angoisses au quotidien, ce qu'il était pourtant un peu déjà, certes.
Dire aujourd'hui, je vais bien, aujourd'hui, je vais moins bien, pour finalement garder une trace lorsque ce sera fini. J'ai hésité, j'ai écrit les messages dans ma tête, sous le scanner, au bloc en sentant -anecdotiquement il est vrai - du sang s'égoutter le long de mon épaule ou quand le cathéter me rentrait dans le coude. Mais, c'était peut-être trop lourd et ce n'est pas quelque chose que j'ai envie d'imposer.
Il y a avait bien sûr les médecins qui jurent pendant qu'ils vous opèrent, qui s'insultent entre eux, un monde à fait passer urgences pour une aimable farce.
Il y avait l'attente des résultats et maintenant il y a le traitement.
S'il est possible d'en rire, je le ferai avec joie, je choisirai le petit bout de la lorgnette.
Je sentais qu'il me fallait recommencer à écrire.
C'est chose faite.
Je suis revenu ;)
