18 août 2008

go on, go on, let's walk away...

Away, je l'étais...
Mais pas si loin en fait... A quelques mètres seulement quelquefois, dans le canapé à regarder les yeux écarquillés, le sport à la télé, là-bas, loin, là où il faudrait vraiment se lever tôt pour tout voir.
Parce que je pourrais presque tout voir.

Je ne me lasse pas de regarder les jeux, ces disciplines qui n'apparaîssent qu'une fois tous les quatre ans, avoir le souffle court pendant cinq minutes, tentant d'insuffler de là où je suis, la force de tirer plus fort sur ce kimono, regardant les battements de pied dans l'eau, hypnotisé par l'hystérie qui gagne les commentateurs.
Sentant par moments l'envie renaître au creux de mes tripes, de reprendre l'entraînement, de renouer avec le travail et avec l'injection d'endorphine. Oui, l'envie a ressurgi.
Comme on me l'a dit récemment, c'est dur de regarder le sport.
Les jeux sont une vieille histoire pour moi aussi, l'été, dans la fraîcheur calfeutrée des maisons de mes grands-parents, ou le matin tôt depuis chez moi, mais assez fidèle tous les quatre ans.
Et à chaque fois l'envie de se remettre plus sérieusement au sport.
Finalement, cela tombait bien cette année que je ne parte pas pour cette semaine de congés. Cela tombait bien qu'il fasse un temps plus que mitigé toute la semaine.
Je n'avais aucune mauvaise conscience à rester affalé l'après-midi à récupérer de ces mois de boulot et de stress, avant d'aller me jeter dans l'eau froide de la piscine, vaguement culpabilisé par la brièveté de mes séances...
Pas de sortie. Pas de contacts non plus d'ailleurs.
Du bon air tous les matins à tenter de pousser cette foutue petite balle blanche dans la bonne direction. Des courbatures, de la pluie, de la frustration, de l'énervement, l'envie de balancer mes clubs dans la flotte à la suite de la balle lorsqu'elle fait un trajet qui défie tellement l'entendement que ça en devient mystérieux.
Mais le vide qui se fait malgré tout dans la tête, à marcher dans l'herbe à essayer de se concentrer sur ce geste pas vraiment naturel, à chercher à comprendre pourquoi je ne peux décidément pas atterir là c'est prévu à cet effet mais plutôt à 15m sur la droite là où c'est de préférence presque inaccessible. Un genre de snobisme que je me garde de revendiquer...

Le vide qui se fait donc malgré tout,
Avec malgré tout les souvenirs qui reviennent,
Par vagues pour ensuite se retirer, laissant une impression bizarre et amère.
Pourquoi quand on essaie de profiter d'une nouvelle vie, l'esprit nous renvoie-t'il à la vie d'avant, de préférence dans ce qu'elle avait de bon, alors même que, sans toujours chercher à oublier, on ne cherche pas à se laisser aller à la mélancolie.
Pourquoi alors qu'on pourrait être tout simplement bien, on se retrouve le ventre vaguement noué avec ce souvenir que, bien sûr, tout ce qu'on a envoyé promener n'était pas toujours noir. Mais c'est certain, pour moi, le noir se dissipe plus vite que le reste.
Il n'est pas question de revenir en arrière pour autant bien sûr. Ce qui était ne pourrait plus être. Ce n'est que cette sensation que toutes ces choses valaient la peine d'être vécues.
Et ce, bien qu'elle ait tenté de me persuader du contraire...
Et bien qu'elles s'accompagnent toujours de ce pincement au coeur.

Posté par IamNoOne à 12:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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