This is my life...

Trentenaire, divorcé...Et maintenant? De l'humeur du jour à un coup de coeur musical artistique ou autre... Pour que je voie comment j'évolue... pour moi et les autres..

31 juillet 2008

Patrick Bateman 2...

J'adore ces clients qui savent tout sur tout et surtout sur ma profession qui n'est pas la leur (je pense d'ailleurs qu'il y a dans toute profession, ce type de clients "sachants").
J'aodre cette jeune avocate au ton pointu qui se donne du maître au téléphone (premier signal d'alerte négatif) et qui n'est pas ma cliente mais qui épaule assurément adroitement sa belle-famille, qui ne me croit pas quand je lui dis que j'ai fait mon boulot et qui téléphone elle même au Confrère pour s'en assurer (geste qui me donne généralement une ouverture d'esprit proche de celle de la palourde titillée sur son rocher).
J'adore quand elle me rappelle ensuite pour "m'avertir" qu'il manque encore des pièces pour son dossier qui se signe dans plus d'un mois.
Ca pourrait donner "mais est-ce que cela ne risque pas de retarder la signature" (je ne sais pas mais je m'inquiète et m'informe)
Mais non ça donne "je suis surprise de ne pas avoir été avertie que telle formalité était en cours dans ce dossier et des risques" (sous-entendu vous nous avez caché des choses, preuve qu'elle ne connaît absolument rien à ce dont elle parle, le tout pour une formalité si tristement banale que je me suis permis de rire discrètement sans prendre le ton gêné -d'être pris sur le fait dans ma tentative de fraude- ou penaud -de celui à qui le client apprend son boulot- qu'elle attendait assurément).
Bien sûr, il m'a fallu contenir cette envie croissante de lui demander de me confirmer sa profession et d'en conclure qu'il était normal qu'elle ne maîtrise pas totalement les rouages fussent-ils grossiers de la mienne...

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30 juillet 2008

tel un château de cartes...

Le premier dommage collatéral n'a pas vraiment tardé.
Enfin collatéral.
Et ce avant même le dernier feu de camp, celui où on se demande si on repartira ensemble ou séparément (eeuuuh, non, là je m'égare)
Les congés que je projetais pour la fin septembre viennent d'être balayés d'un geste inquiet par mon boss qui craint bien sûr qu'en mon absence, le monde ne s'effondre. Enfin plus sûrement que la mécanique se grippe ne serait-ce qu'un temps soit peu.
Bye bye soleil de fin d'été, re bye bye Marrakech.
Il est des destinations comme cela où, on ne sait pourquoi, on ne parviendra finalement jamais à se rendre. Ce sera donc -encore- pour une autre fois. Ceci dit c'est peut-être un signe et il est sans doute temps de se projeter ailleurs pour rompre le sortilège que mon stagiaire sur le départ m'a manifestement - le vil coquin- lancé.
Me voilà coincé par l'arrivée ô combien aléatoire d'un(e) remplaçant(e).
Bon, j'ai réussi malgré tout à faire admettre de ne pas pousser l'aléa au delà de la fin octobre (parce que sinon, au moi de mai prochain, je peux encore attendre alors bon, je suis patient mais il ne faut pas non plus pousser mémé dans la cuve d'acide chlorydrique), alors même que cela renvoie à une destination plus lointaine.

Le fourbe, si il faut, il l'avait prévu :p

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29 juillet 2008

c'est un beau roman, c'est une belle histoire...

Qui s'arrête...
Comme ça d'un coup.
Certes, on s'habitue à ces silences, au ton qui monte quelquefois, aux regards par en dessous.
La confiance n'est plus là et on se contente de se supporter au jour le jour. Parce que c'est comme ça.
Finie la complicité des cavalcades le nez au vent, le sourire aux lèvres.
Voilà, la nouvelle tombe, mon stagiaire ira stager ailleurs à la fin du mois d'août (quoi, j'étais pas clair dans mes propos?). Et n'a même pas eu la délicatesse de venir me prévenir avant ou au moment d'aller voir le boss.
Un détail de plus à ajouter à son dossier déjà lourd.
"Afin que vous soyiez également informé"
Tu m'étonnes mon gars, t'as pas posé de congés pour cet été, et moi des stagiaires qui ne posent pas de congés à la fin de la première année, je connais pas, alors comment dire...J'avais de vagues soupçons, voire de folles espérances, mais je me gardais bien d'y croire trop, pour éviter les désillusions.

Il se pointe donc après avoir fait son coming out à ses petits camarades pendant le déjeuner, espérant sans doute faire de moi le dernier informé (gniark). Etonnant de bout en bout, mais pas de bol.
Déjà je me sentais plus détendu ces derniers temps à cette perspective, pas totalement réjouissante certes de deux bras en moins. Là mon coeur bat chavire et chancelle.
Des prises de tête il y en aura encore, mais elles seront autres.
Je le vois déjà s'éloignant dans le soleil couchant...
I'm a poor lonesome stagiaire...

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24 juillet 2008

même syndrôme...

J'avais ce grand gaillard en face de moi dans mon bureau.
Plus grand que moi et avec vingt kilos de plus facile, un gaillard quoi, que j'ai déjà vu par le passé danser le kazatchok ou assimilé lors d'une fin de soirée.

Et il est là, les yeux baissés, à me vouvoyer et me parler de son dossier.
Le petit truc, c'est que c'est un collègue à elle... Ce n'est pas qu'on se connaissait tellement, mais je l'ai connu beaucoup plus volubile.
Au départ, je pensais que la conversation serait plus simple. Mais finalement j'ai renoncé à secouer la gêne. Je laisse courrir et je le vouvoie en le regardant bien en face.
Sans doute qu'il aurait préféré que le dossier ne tombe pas sur moi. Est-ce qu'il serait différent s'il était reçu dans le bureau voisin? Est-ce qu'il aurait m'aurait demandé comment j'allais?
Peut-être qu'en fait qu'il a peur que ce soit moi qui soit mal à l'aise en fait.
Mais je n'ai plus envie qu'on ait peur.
J'ai envie que les gens qui nous ont connus se comportent normalement. Pas comme si j'étais un dangereux criminel (quoique...) ni comme si j'étais trop fragile pour assumer mes souvenirs...
Et sans choisir de camp...
Aujourd'hui c'est lui, mais il y a tous les autres, encore et toujours. Ceux moins proches mais que mon nouveau statut a "dérangé". Moins politiquement correct d'être divorcé au milieu de couples mariés avec enfants, comme si je passais mon temps perdu dans la nuit et l'alcool, à naviguer de lit en lit. Et quand bien même...
Le problème n'est pas peut-être pas là.
Le problème est peut-être seulement qu'ils ont toujours été plus éloignés que je ne le croyais... Peut-être plutôt que des amis ou copains, c'étaient des connaissances.

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23 juillet 2008

moving up slowly... In inertia creeps...

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Moving up slowly...
Finalement le jour de se rendre à Carcassonne pour le concert de Massive Attack est arrivé.
Le site du théatre est vraiment un cadre exceptionnel où le son se révélera excellent, net sans excès de puissance.
Tandis que la nuit tombe sur les remparts, le groupe -finalement- rentre en scène sous une lumière violette.
Bon concert, pas très long certes, à peine 1h30 en tout et pour tout, mais l'essentiel est là.
Unfinished Sympathy et My Angel s'inscriront au rappel.
Inertia Creeps sera le plus beau moment du concert, avec une ambiance à son maximum, un final qui n'en finit pas, et un jeu de lumières étonnant et détonnant avec son défilé de bandes c"d'informations" colorées à tous les sens du terme.
La voix de la chanteuse de Teardrop se révelera un peu décevante, son allure de barbie déglinguée ne suffisant pas forcément au rôle...
3D est au top de sa forme. Il chante, mixe en chantant, mixe quand il ne chante pas, danse face à ses musiciens lorsqu'ils se lancent dans leurs récurrences paroxystiques, comme un gosse face à son groupe préféré qui en demanderait encore.
Nous aussi 3D, on en voudrait encore ;)
Vidéos à venir plus tard (ben ça y est elles sont là...), même si j'ai su briller par mon manque de discernement dans le choix de mes séquences....

22 juillet 2008

pursuit of happiness...

Je travaille sur un dossier.
On me passe une communication sur un autre dossier.
Sur ce dossier il y aurait une connerie à faire (envoyer un fax, relancer telle ou telle personne par téléphone...)
Vu que ça doit être rapide, je commence cette nouvelle tâche, histoire de m'en débarasser.
On me passe une communication sur un autre dossier.
Sur cet autre dossier, il y a aussi un fax à envoyer ou un coup de fil à passer.
Histoire de m'en débarasser et pour ne pas oublier je décide de le faire en gardant l'autre dossier sous le coude pour faire cette autre petite tâche rapidement.
Sauf qu'on me passe une autre communication...
Puis une autre.
A la fin de la journée j'ai beaucoup répondu au téléphone et j'ai plein de dossiers sur mon bureau, mais je n'ai pas forcément tellement avancé sur mon premier dossier.
Et le lendemain, ça recommence.
J'adore mon boulot...

Si, si... Vraiment :p

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19 juillet 2008

beware... they are coming!

Ce soir c'était soirée décalée et superflue.
'D'abord les inénarrables exploits des affamés de Koh Lantah, puis la découverte presque malgré moi que le vice champion du monde de air guitare est français dans un reportage assez désarçonnant...
Il est des informations comme cela qu'on se sent mieux à connaître.

Dans un genre tout aussi inutile j'ai ajouté ce soir une vidéo. D'abord ça fait de la couleur dans une page où j'ai beaucoup écrit et peu illustré et puis parce que la vidéo n'est pas sans à propos.
Je parlais des martinets hier (ou avant hier, je ne sais plus...).
Puisqu'il semblerait qu'ils aient déserté l'horizon pour cette année, voici une petite video faite il y a quelques jours, éminement bucolique et qui détonne un peu dans mes propos mais soit...
Manque de bol, bien entendu les artistes avaient décidé particulièrement ce jour là de rester totalement silencieux pendant leurs délires à la Top gun.
Parce que le tout reste très cinématographique.
D'ailleurs, à les voir relativement nombreux finalement, tournoyer ainsi et foncer vers la fenêtre ouverte de façon un peu cabotine, c'est à un autre film que je ne peux m'empêcher de penser et je pense à une certaine Tippi Hedren dans une cabine téléphonique...
Bien sûr c'est idiot parce que ça n'a rien à voir et que ce n'est pas dangereux.

...
Hein, c'est pas dangereux hein?

Posté par IamNoOne à 00:01 - fines tranches de vie - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 juillet 2008

remballe les cotillons mec...

note pour plus tard: les soirs de solitude déprimante, éviter l'écoute de Third de Portishead (pourtant tellement magnifique) et le dernier album de Coldplay (bien mais pas toujours très funky happy...), préférer la réécoute de la compilation maison Kitsune numéro 5 du nom, punchy trendy, electronic, comme pratiquement tout ce que sort l'étonnant label Kitsune...

afterfest

Ceci est une photo d'après la bataille, quand le champagne et autres liquides alcoolisés ont fini de couler dans nos verres pour continuer à circuler dans nos veines...
Il manque quelques cadavres pour donner une image exacte... 35 ans ce n'est pas tous les jours et puis nous, nous sommes majeurs, on peut boire jusqu'à plus soif sans rendre de compte...
C'est fou cette touche de glamour que peut avoir la fête tout de même quelquefois.
Ce soir c'est Mi5, ou le charme discret d'une série où les espions ne sont ni des james bond ni des jacks bauer (quoique ce soir...). Une série en apparence trop terne et ordinaire, trop british. Erreur. Du pur espionnage sans esbrouffe, à suivre quand les mèches blondes et la paleur transparente de Lili Rush a déserté les écrans...

Posté par IamNoOne à 23:05 - ma vie... la nuit - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 juillet 2008

after hours...

En ouvrant la porte, ce soir, je rentre dans le silence.
Pas de disque qui tourne plus loin. Pas de proposition d'apéro qui m'attend. Les vacances des autres sont terminées. Personne pour faire le déclencheur. Le courant qui a pu me porter a disparu.

L'espace est net et vide. Je tente de le repousser à coups de musique, parce que la première impression que j'ai, c'est de me retrouver deux ans auparavant, devant un vide bien pire.
Me revoilà seul, avec mes angoisses qui repointent le bout de leur nez.
C'est idiot.
A bien y réfléchir, il n'y a aucune raison à cela. A bien y réfléchir bien sûr. Mais ça ne chasse pas cette impression. Comme si les vacances étaient terminées alors qu'elles n'ont finalement pas commencé pour moi à part ces quelques jours qui étaient là parce que c'est comme çà...

Et pourtant, je suis à nouveau un étranger dans ce chez moi qui ne l'est pas non plus vraiment, le temps que je me réapproprie l'endroit (ce qui ne veut pas forcément dire mettre du bordel partout).
Dehors les martinets continuent de tourner à toute vitesse en se hurlant dessus.
Ca doit être pas mal la vie de martinet. Pas à se prendre la tête, voler tout le temps à toute vitesse avec plein de potes, toujours en centre ville, partir au soleil dès qu'il fait moins chaud.
Ouais c'est décidé, si un jour je suis un oiseau, je serai un martinet.

Posté par IamNoOne à 20:44 - ma vie... la nuit - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

haaa la jeunesse...

Pleine d'aplomb et de certitudes... C'est beau et admirable...
Un peu vain et discutable mais admirable...

C'est fou cette difficulté qu'ont certains -dont mon stagiaire- à reconnaître leurs erreurs.
Alors qu'il est bien évident qu'il est passé à côté d'un élément qu'il n'a pas lu alors qu'il était en sa possession en préparant un document, comme me le fait fort justement remarquer le confrère, plutôt que d'accepter, non, lui il me dit il faut que je vérifie.
Alors forcément moi, plein de curiosité, je m'enquiers de cette explication rationnelle qu'il ne peut manquer de me trouver bien entendu et que moi je suis trop con pour avoir repéré.
Et là je sens venir le traditionnel nuage de fumée, celui qu'on lance presque par habitude, sans trop y croire.
Le résultat est à la hauteur de mes espérances "on a du recevoir le document après que j'ai envoyé mon truc". C'est beau net, sans bavure, mais malheureusement, j'ai été jeune avant lui et plein d'aplomb avant lui. Je sais déjà que le dossier a été ouvert après réception dudit document, c'est facilement vérifiable, mais je lui donne une deuxième chance de reconnaître en arguant d'une façon de faire habituelle à ce type de dossier.
Ben non, lui il saisit l'occasion et me ressort son argument de date "je ne vois pas la date à laquelle je l'ai fait donc je l'avais peut-être pas".
Aie...
C'est pas bien de bluffer quand les autres ont du jeu...
Je lui annonce donc simplement que le dossier a été ouvert quatre jours après la réception du document et je me retiens de le remercier de ne pas trop se payer ma tête sans savoir ce qu'il avance...
Et là enfin, il baisse la tête un peu gêné...
Haaa, la jeunesse!
Peut-être qu'à force de se prendre des murs, il vérifiera avant de se lancer :p

Posté par IamNoOne à 17:32 - fines tranches de vie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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